J'ai vu celui qui tire dans le ciel
à travers les rideaux
en bas à droite de sa fenêtre
du batiment présov de la deuxième cité
avec son arme et les cartouches gourmandes
toujours à la même heure
le coeur troublé dans un maillot
l'impuissance face au ciel
en alerte bleue
l'insulte des géants
Parfois il rate son coup
le rouge des balles se perd
dans la nature la verdure évasive
serrée
et les ordures en montagne
l'élévation fétide
on en retrouve dans les branchages
des arbres rachitiques,
une seule saison à l'index
encore une fois
c'est le même qui craque
demain
un autre viendra le remplacer
Il tire avec rage le piment dans la culasse
le visage sanglé de larmes
les dernières du gamin
le hurlement des gouffres
arrosé de rhum blanc
et d'une carcasse vanille citron
il vise contre
celui qui s'occupe si mal
de son monde au bas des nuages
et qui loge à la genèse des yeux
qui ont vu des choses,
elles font tant de mal
à sa mère par exemple.
encore une fois
c'est le même qui craque
demain
un autre viendra le remplacer.
C 108 DEC.90 tous droits réservés les P2j
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire