La voiture roule roule
sur la route bien enlevée
et mon train s'en va s'emballe
vers l'est,
la porte qui claque
ce siège qui t'accueille
ton père au volant
qui ne jette même plus
son regard tendre
la route sage
la route à prévoir
déjà
et moi qui me scelle sur le rail
vers le grand retour
déchiré partout
j'appelle j'en appelle
à tout à rien
gaëlle gaëlle
cela facilite t-il l'amour ?
et ces restants de larmes
sur mon ciel sali
au son d'une trace certaine
nous étions cette vague
qui croit !!!
l'illusion aussi grosse
que la bêtise qui écorche
toutes ces minutes qui t'éloignent
ces rails qui m'oublient
atteinte d'une passion
dispense toi d'en rire
j'appelle j'en rappelle
à tout à rien
gaëlle gaëlle
cela facilite-t-il l'amour ?
j'avais voulu croire
préserver ces lettres
ces petits mots ces (petits ) cris
cette chaloupe de notes
ces larmes chaudes,
il ne me reste plus que
la page blanche pour le dire
et l'encre paresseuse
qui ne tiendra pas l'été
(j'avais crû des choses
elles ne devraient pas tomber )
je pense à un lendemain
quelque chose comme
une main dans ta main
sur une ligne blanche
avec un long voile
un long voile coloré
du genre du genre
j'appelle j'en appelle
à tout à rien
gaëlle gaëlle
cela facilite-t-il l'amour ?
je tombe à la reverse des vrais mondes
serrer serrer quelque chose
l'écho de ta voix
le plein écho de ta voix
sur un pont
quel est donc ce phare qui s'éloigne ?
gaëlle gaëlle
cela facilite-t -il l'amour ?
quelque chose du mien
mais je sais que tu vois
C 30 OCT83 tous droits réservés les P2j
DANS UN FAUTEUIL L ATTENTE
Comment se fait-il comment
qu'il ne soit pas encore rentré
à ma montre minuit
à la pendule c'est encore plus visible
je passe et repasse devant sa porte
prêt à lui couper la lumière
mais il n'est pas là
monsieur se fait attendre
pourquoi a t-il un trou à son jean
cher payé dans un bouge des halles
en plus d'un émeraude à son oreille
ça va faire mal ça va gueuler
qu'ai -je fais dans ma tête
pour être si horrible
horrible
qu'ai -je fais de difficile
pour tout vouloir
lui interdire ainsi
où va t-il sur sa moto ancienne
trop rapide à mon goût
et puis il ne devrait pas parler
si fort
avec ce rire claquant
de sa copine fidèle comme une ombre
dans sa chambre
pourquoi laisse t-il son corps
si nu entre ses mains
à mes yeux gros,
c'est défendu défendu
et ces cheveux longs dans son cou,
l'envie subite de les couper
sur une chaîne dans la salle d'eau
qu'ai -je fait dans ma tête
pour être si horrible
horrible
qu'ai je fait de difficile
pour tout vouloir
lui interdire ainsi
il ne devrait pas me demander
quelque fric
pour s'acheter de vagues herbes
en voyage vers la hollande
ou dès ce soir en l'air
dans une boîte maudite
comment se fait-il comment
qu'il grandisse sans m'attendre
et s'éloigne toujours un peu plus
au bras de cette fille
qui le noie de bisous
et de gosses,
prêts pour un long voyage
qu'ai-je fait dans ma tête
pour être si horrible
horrible
qu'ai je fait de difficile
pour tout vouloir
lui interdire ainsi
dès qu'il rentre (sa dernière chance)
à coup de béton je l'accueille
à coup de bambou
avant le coutelas
il doit se taire (les voisins)
ne plus bouger
pas un seul pleur pour m'atteindre
dans mon fauteuil je l'attends
l'horreur de s'en rendre compte l'horreur
lui faire mal
dans les plis de mon corps
et continuer ainsi jusqu'à l'usure
plaisir figé
sur une période longue
qui s'allonge s'allonge
dans les nouveaux jours .
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qu'il ne soit pas encore rentré
à ma montre minuit
à la pendule c'est encore plus visible
je passe et repasse devant sa porte
prêt à lui couper la lumière
mais il n'est pas là
monsieur se fait attendre
pourquoi a t-il un trou à son jean
cher payé dans un bouge des halles
en plus d'un émeraude à son oreille
ça va faire mal ça va gueuler
qu'ai -je fais dans ma tête
pour être si horrible
horrible
qu'ai -je fais de difficile
pour tout vouloir
lui interdire ainsi
où va t-il sur sa moto ancienne
trop rapide à mon goût
et puis il ne devrait pas parler
si fort
avec ce rire claquant
de sa copine fidèle comme une ombre
dans sa chambre
pourquoi laisse t-il son corps
si nu entre ses mains
à mes yeux gros,
c'est défendu défendu
et ces cheveux longs dans son cou,
l'envie subite de les couper
sur une chaîne dans la salle d'eau
qu'ai -je fait dans ma tête
pour être si horrible
horrible
qu'ai je fait de difficile
pour tout vouloir
lui interdire ainsi
il ne devrait pas me demander
quelque fric
pour s'acheter de vagues herbes
en voyage vers la hollande
ou dès ce soir en l'air
dans une boîte maudite
comment se fait-il comment
qu'il grandisse sans m'attendre
et s'éloigne toujours un peu plus
au bras de cette fille
qui le noie de bisous
et de gosses,
prêts pour un long voyage
qu'ai-je fait dans ma tête
pour être si horrible
horrible
qu'ai je fait de difficile
pour tout vouloir
lui interdire ainsi
dès qu'il rentre (sa dernière chance)
à coup de béton je l'accueille
à coup de bambou
avant le coutelas
il doit se taire (les voisins)
ne plus bouger
pas un seul pleur pour m'atteindre
dans mon fauteuil je l'attends
l'horreur de s'en rendre compte l'horreur
lui faire mal
dans les plis de mon corps
et continuer ainsi jusqu'à l'usure
plaisir figé
sur une période longue
qui s'allonge s'allonge
dans les nouveaux jours .
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TRISTES REVES
tristes rêves à partir du rien,
retour en arrière
fonte des rêves puis
la débâcle puis
la délivrance
sur un même visage
toujours à sa place
sur plusieurs saisons
au départ d'un cratère
rebouché à coups de vastes illusions
solides
tristes rêves
à partir du rien
rage interne glissée sur les lèvres
elle lache des brides
par centaine de jours
et me fixe
sur une petite note gentille
en violence extrême
tristes rêves
à partir du rien
fonte des rêves puis
la réponse puis
la délivrance enfin.
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retour en arrière
fonte des rêves puis
la débâcle puis
la délivrance
sur un même visage
toujours à sa place
sur plusieurs saisons
au départ d'un cratère
rebouché à coups de vastes illusions
solides
tristes rêves
à partir du rien
rage interne glissée sur les lèvres
elle lache des brides
par centaine de jours
et me fixe
sur une petite note gentille
en violence extrême
tristes rêves
à partir du rien
fonte des rêves puis
la réponse puis
la délivrance enfin.
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PANNE
le pipi du miroir
jusqu'au bas mélangé
aux soucis larges des hanches
avec l'âme véritable du voleur
pour se faire encore plus petit
de l'écritoire
et germer en silence
mais il faut que ça sorte
vers l'extérieur
aux endroits toujours plus
minces
même pour une jolie bouche
en lien direct avec le coeur
il y a panne,
je ne m'entends même plus
le dire
je m'attends à voir
le sac de bulles
rendre l'âme
et partir en cendres
d'autres prendront les pages
sur la table
fixer l'explosif sans appel
il y a panne,
je ne m'attends même plus
le dire
mon visage coule
le pipi du miroir
tant pis pour moi
fixer l'explosif sans appel
et rien d'autre
à l'épuisement de naissance.
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jusqu'au bas mélangé
aux soucis larges des hanches
avec l'âme véritable du voleur
pour se faire encore plus petit
de l'écritoire
et germer en silence
mais il faut que ça sorte
vers l'extérieur
aux endroits toujours plus
minces
même pour une jolie bouche
en lien direct avec le coeur
il y a panne,
je ne m'entends même plus
le dire
je m'attends à voir
le sac de bulles
rendre l'âme
et partir en cendres
d'autres prendront les pages
sur la table
fixer l'explosif sans appel
il y a panne,
je ne m'attends même plus
le dire
mon visage coule
le pipi du miroir
tant pis pour moi
fixer l'explosif sans appel
et rien d'autre
à l'épuisement de naissance.
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BONNE NOUVELLE
Par cette porte
un peu plus tard
à ma table va s'approcher
celle qui m'aime
avec aux lèvres
délicatement posé
un rouge juvénile
hésitant,
bonne nouvelle
Deux bonnes nouvelles
pour un con
face à moi-même
face à moi-même
ce matin encore
au téléphone elle me parlait
et ce soir par cette porte
un peu plus tard
ell s'approchera de moi,
celle que j'aime
à ses cuisses posés
délicatement
des bas noirs
sous une jupe de même couleur
un geste tout neuf
porté à mon regard,
bonne nouvelle la deuxième
Deux bonnes nouvelles
pour un con
face à moi-même
face à moi-même
par cette porte elle est revenue
avec son rouge à lèvres
sa jupe noire
délicatement posés
ses doigts portés à mon visage
mais tout s'emmêle
à la pelle des noeuds
de mon visage troublé
vers l'instable,
le monstre est sorti ce soir
Deux bonnes nouvelles
pour un con
face à moi-même
face à moi-même
face à moi-même
dans le piège du mot cruel
pris dans un mirage
sur une feuille illisible (à la poubelle)
et ce miroir vide
avec son sourire,
debout.
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un peu plus tard
à ma table va s'approcher
celle qui m'aime
avec aux lèvres
délicatement posé
un rouge juvénile
hésitant,
bonne nouvelle
Deux bonnes nouvelles
pour un con
face à moi-même
face à moi-même
ce matin encore
au téléphone elle me parlait
et ce soir par cette porte
un peu plus tard
ell s'approchera de moi,
celle que j'aime
à ses cuisses posés
délicatement
des bas noirs
sous une jupe de même couleur
un geste tout neuf
porté à mon regard,
bonne nouvelle la deuxième
Deux bonnes nouvelles
pour un con
face à moi-même
face à moi-même
par cette porte elle est revenue
avec son rouge à lèvres
sa jupe noire
délicatement posés
ses doigts portés à mon visage
mais tout s'emmêle
à la pelle des noeuds
de mon visage troublé
vers l'instable,
le monstre est sorti ce soir
Deux bonnes nouvelles
pour un con
face à moi-même
face à moi-même
face à moi-même
dans le piège du mot cruel
pris dans un mirage
sur une feuille illisible (à la poubelle)
et ce miroir vide
avec son sourire,
debout.
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COLOSSE GALANT
et ce cri odieux perdu
dans les fleurs meurtries
en plein jour
d'une allée peu galante
la muraille s'écroule
le colosse n'est plus
cas difficile
sous une poche fleurie
dans des mains trop
petites
Je serais amené à lui dire
dernier sursaut
sur une table de verre
et le vent souffle
circule entre nous*
étranger devenu
la porte se referme
pour encore plus
s'ignorer
je serais amené à lui dire
à la poubelle
la énième lettre trop longue
jamais lue
à la voix ridicule
le colosse n'est plus
la porte se referme
et s'effiloche le petit jour
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dans les fleurs meurtries
en plein jour
d'une allée peu galante
la muraille s'écroule
le colosse n'est plus
cas difficile
sous une poche fleurie
dans des mains trop
petites
Je serais amené à lui dire
dernier sursaut
sur une table de verre
et le vent souffle
circule entre nous*
étranger devenu
la porte se referme
pour encore plus
s'ignorer
je serais amené à lui dire
à la poubelle
la énième lettre trop longue
jamais lue
à la voix ridicule
le colosse n'est plus
la porte se referme
et s'effiloche le petit jour
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LA MISE EN BOITE
Premier test difficile
après une longue absence
sur la piste de danse
braisée de feux accrocheurs
l'année s'annonce vide
voir douteuse de mon côté,
au bout
la mise en boîte du monstre
la mémoire flanche et
j'appelle mon petit caca
devenu très fort
qui me fouette avec précision
au dernier niveau du jour
entre les couvertures
pour me border
la mise en boîte du monstre
je repousse cette vermine
que mon cerveau boxe
difficile de s'en remettre
de ce au revoir bien lisse,
la mort lente
les odeurs de la semaine
prenant de la place,
reste encore mon visage
pour le lever de rideau
la mise en boîte du monstre
Hier encore sur une piste
de danse
violentée de couleurs
le sale dissimulée dans
un lainage fort
mais la pourriture m'entraine
du double de la veille
jusqu'aux traits de la mémoire
la mise en boîte du monstre
la mémoire flanche
et faiblissent les images
rares,
chute du pas de danse
chut .
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après une longue absence
sur la piste de danse
braisée de feux accrocheurs
l'année s'annonce vide
voir douteuse de mon côté,
au bout
la mise en boîte du monstre
la mémoire flanche et
j'appelle mon petit caca
devenu très fort
qui me fouette avec précision
au dernier niveau du jour
entre les couvertures
pour me border
la mise en boîte du monstre
je repousse cette vermine
que mon cerveau boxe
difficile de s'en remettre
de ce au revoir bien lisse,
la mort lente
les odeurs de la semaine
prenant de la place,
reste encore mon visage
pour le lever de rideau
la mise en boîte du monstre
Hier encore sur une piste
de danse
violentée de couleurs
le sale dissimulée dans
un lainage fort
mais la pourriture m'entraine
du double de la veille
jusqu'aux traits de la mémoire
la mise en boîte du monstre
la mémoire flanche
et faiblissent les images
rares,
chute du pas de danse
chut .
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Tous les vices
S'accumulent en moi
tous les vices
qu'en dit
Miles Davis
(ça le souffle)
et Sammy davis
(ça le dévide)
Sinon Bette Davis
n'a que ses yeux à offrir
Readding Otis
veut encore bourlinguer
moi je ne veux pas
rester coincé
dans le mauvais ascenseur
à Ris Orangis
Robert Smith
en a marre de ce blanc (cassé !),
quand l'original Elvis
se dandine
l'autre Elvis , celui à lunettes
accoste à vegas
je rechigne à revenir
même en moto rapide
puis crie en voyant
les boulimiques de la nuit
et puis Moi
dans ce train qui m'emmène
à venice
j'élabore de nouveaux jeux,
qu'ils me dévissent la tête
et glissent dans mes pas
que crèvent mes chocottes.
tous les vices
qu'en dit
Miles Davis
(ça le souffle)
et Sammy davis
(ça le dévide)
Sinon Bette Davis
n'a que ses yeux à offrir
Readding Otis
veut encore bourlinguer
moi je ne veux pas
rester coincé
dans le mauvais ascenseur
à Ris Orangis
Robert Smith
en a marre de ce blanc (cassé !),
quand l'original Elvis
se dandine
l'autre Elvis , celui à lunettes
accoste à vegas
je rechigne à revenir
même en moto rapide
puis crie en voyant
les boulimiques de la nuit
et puis Moi
dans ce train qui m'emmène
à venice
j'élabore de nouveaux jeux,
qu'ils me dévissent la tête
et glissent dans mes pas
que crèvent mes chocottes.
APRES UN AN LES VIOLONS
Lannion près de la mer
le délice de sa poitrine
à string coloré
ma douce joie,
rien que la mer
le ciel joyeux
les mouettes
pour ma douce joie,
l'année de violons,
et passent les saisons passent
l'étendue résonne
de sa présence monopole
ouvert à
ma douce joie
sa peau de soie
ses caresses fines
en amour de plaisirs
rien que pour moi,
l'année des violons,
et passent les saisons passent
Entre ces lignes
l'impasse
les rapides de la vaine caillasse
blessures de cordes
l'interdit aux aigus
le violon à l'étui
l'absence de collophane
désescalade
la porte dans la gueule
l''échymose du bel oeil,
j'ai crû voir de la neige
et ce silence à nouveau le
le substitu à cette merde
le tout à l'égout
la chaise vide,
parterre
chut à l'orchestre.
l'années des violons
et passent les saisons passent .
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le délice de sa poitrine
à string coloré
ma douce joie,
rien que la mer
le ciel joyeux
les mouettes
pour ma douce joie,
l'année de violons,
et passent les saisons passent
l'étendue résonne
de sa présence monopole
ouvert à
ma douce joie
sa peau de soie
ses caresses fines
en amour de plaisirs
rien que pour moi,
l'année des violons,
et passent les saisons passent
Entre ces lignes
l'impasse
les rapides de la vaine caillasse
blessures de cordes
l'interdit aux aigus
le violon à l'étui
l'absence de collophane
désescalade
la porte dans la gueule
l''échymose du bel oeil,
j'ai crû voir de la neige
et ce silence à nouveau le
le substitu à cette merde
le tout à l'égout
la chaise vide,
parterre
chut à l'orchestre.
l'années des violons
et passent les saisons passent .
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COULEUR DU HAUT
et ils me tuèrent me tuèrent
d'un regard assombri
juste ciel au début
en première sauce
la chargez émotive charge
partie prendre l'air
en fait
partie prendre froid
au seuil du visage
l'impuissance yougoslave
en toile de la mémoire
sous mes yeux en valise
à demain peut-être
sur place
l'énormité de gueule
et ils me tuèrent me tuèrent
d'un regard assombri
ma gueule
souffre d'être forte
dès le départ
en bas en haut
à l'intérieur
je souffle dans mes mains
et touche une peau
au hasard
et ils me tuèrent me tuèrent
d'un regard assombri
la couleur du haut
perdure
sans lien avec l'instant,
la gueule imposante
si bien tannée .
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d'un regard assombri
juste ciel au début
en première sauce
la chargez émotive charge
partie prendre l'air
en fait
partie prendre froid
au seuil du visage
l'impuissance yougoslave
en toile de la mémoire
sous mes yeux en valise
à demain peut-être
sur place
l'énormité de gueule
et ils me tuèrent me tuèrent
d'un regard assombri
ma gueule
souffre d'être forte
dès le départ
en bas en haut
à l'intérieur
je souffle dans mes mains
et touche une peau
au hasard
et ils me tuèrent me tuèrent
d'un regard assombri
la couleur du haut
perdure
sans lien avec l'instant,
la gueule imposante
si bien tannée .
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LE BANC
Les vieux crachotaient à l'hospice
le jeu de canne en main ouvragée
sur le banc compréhensif
le regard immobile
les souvenirs d'une guerre passée
la bêtise générale la plaie
la dernière dans le rétro à l'abandon
un sourire figé
en terrasse de l'ignorance puérile
la pluie se fait discrète
ah ces temps qui opèrent
sur ces lèvres noueuses
qui parlent comme dans les livres
la pluie se fait discrète
retour de barbe
parlez-vous d'hier ?
d'hier
d'hier .
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le jeu de canne en main ouvragée
sur le banc compréhensif
le regard immobile
les souvenirs d'une guerre passée
la bêtise générale la plaie
la dernière dans le rétro à l'abandon
un sourire figé
en terrasse de l'ignorance puérile
la pluie se fait discrète
ah ces temps qui opèrent
sur ces lèvres noueuses
qui parlent comme dans les livres
la pluie se fait discrète
retour de barbe
parlez-vous d'hier ?
d'hier
d'hier .
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ABIME DECEMBRE
Cheveux blancs autour du crâne
ou dedans peut-être
face à l'hiver
pour un jour de plus
la douleur d'un manteau usé
quelques bougies dans les coins
de la pièce chauffée
l'ennui face à l'hiver
de mon visage carnivore
Elle sent la même
elle sent la même
dans ma poche bien seule
son slip noir imprégné
de son odeur
les jours se précipitent
jusqu'au fond
le grand écart
semaine après semaine
pas un seul nom pour éviter
le pire
bruits de fêtes souterraines
entre chaque doigt
Elle sent la même
elles ent la même
et je ne m'attends plus à la voir
perdue dans les vagues de l'année
noyée déjà la prochaine
noyée
la tête à l'envers pour remonter
aux premiers jours
où
Elle sent la même
elle sent la même
se retourne ma tête
vers le haut
pour la chaleur d'une main
une dernière chance
à ma bouche en manque
d'un nom .
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ou dedans peut-être
face à l'hiver
pour un jour de plus
la douleur d'un manteau usé
quelques bougies dans les coins
de la pièce chauffée
l'ennui face à l'hiver
de mon visage carnivore
Elle sent la même
elle sent la même
dans ma poche bien seule
son slip noir imprégné
de son odeur
les jours se précipitent
jusqu'au fond
le grand écart
semaine après semaine
pas un seul nom pour éviter
le pire
bruits de fêtes souterraines
entre chaque doigt
Elle sent la même
elles ent la même
et je ne m'attends plus à la voir
perdue dans les vagues de l'année
noyée déjà la prochaine
noyée
la tête à l'envers pour remonter
aux premiers jours
où
Elle sent la même
elle sent la même
se retourne ma tête
vers le haut
pour la chaleur d'une main
une dernière chance
à ma bouche en manque
d'un nom .
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LA DEROUTE DU MASQUE
je m'engage au sabre
à deux coups
dans les creux de ma nuque
le buste si raide l'autre
qui ne dit jamais rien
l'attente décimée
drôle de réveil
à fort goût de lame
loin des places folles
loin
drôle de réveil
sous une voute inchangée
sur une chaise habituelle
sans roulette jusqu'au bout
le masque tombe
battements
le coeur demande des choses
loin des places folles
loin
envisage entre ciel et terre
un milieu souple
au calibre des poumons
en lainage d'oxygène
hors du lit
c'est l'engouement en avance
des chiens longs
l'engouement
loin des place folles
loin
je m'engage au sabre
à deux coups
dans les creux de ma nuque
avant que la pluie ne s'arrache
annonce au bout annonce
les gouttes du soleil
loin des places folles
loin des places folles
donne moi le ton
une fois une seule
dans l'urgence du
premier jour .
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à deux coups
dans les creux de ma nuque
le buste si raide l'autre
qui ne dit jamais rien
l'attente décimée
drôle de réveil
à fort goût de lame
loin des places folles
loin
drôle de réveil
sous une voute inchangée
sur une chaise habituelle
sans roulette jusqu'au bout
le masque tombe
battements
le coeur demande des choses
loin des places folles
loin
envisage entre ciel et terre
un milieu souple
au calibre des poumons
en lainage d'oxygène
hors du lit
c'est l'engouement en avance
des chiens longs
l'engouement
loin des place folles
loin
je m'engage au sabre
à deux coups
dans les creux de ma nuque
avant que la pluie ne s'arrache
annonce au bout annonce
les gouttes du soleil
loin des places folles
loin des places folles
donne moi le ton
une fois une seule
dans l'urgence du
premier jour .
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MARCHE LENTE
je compte m'y mettre,
encore un peu
(si peu la vie)
un dimanche simple sur les champs
le pas si fou que cela
le paumé lucide
le front magique de belles paroles
lache les secondes
je marche tranquille
un vent léger dans les cheveux
mes putains de mains encore sales
mais
je marche tranquille
sur le boulevard l'après midi
jusqu'aux étincelles de la tentacule
en s'arranchant du mur blanc
le matin criard
direct pour le verre complexe
dans un petit gilet bleu
je compte m'y mettre
encore
je marche tranquille
un vent léger dans les cheveux
mes putains de mains encore sales
mais
je marche tranquille
un dimanche simple sur les champs
le pas si fou que cela
le paumé lucide
le front magique de belles paroles
lache les secondes
je marche tranquille
un vent léger dans les cheveux
mes putains de mains encore sales
mais
je marche tranquille
si peu la vie
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encore un peu
(si peu la vie)
un dimanche simple sur les champs
le pas si fou que cela
le paumé lucide
le front magique de belles paroles
lache les secondes
je marche tranquille
un vent léger dans les cheveux
mes putains de mains encore sales
mais
je marche tranquille
sur le boulevard l'après midi
jusqu'aux étincelles de la tentacule
en s'arranchant du mur blanc
le matin criard
direct pour le verre complexe
dans un petit gilet bleu
je compte m'y mettre
encore
je marche tranquille
un vent léger dans les cheveux
mes putains de mains encore sales
mais
je marche tranquille
un dimanche simple sur les champs
le pas si fou que cela
le paumé lucide
le front magique de belles paroles
lache les secondes
je marche tranquille
un vent léger dans les cheveux
mes putains de mains encore sales
mais
je marche tranquille
si peu la vie
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SALE MOUCHOIR
incidence nouvelle
le cafard bleu des rendez-vous
manqués
dans un carnaval à nanterre
vers la grande seine
qui ne dit toujours rien
même dans sa langue
le premier sourire pris en crème
par les crocs épais
la gorge s'ouvre
et laisse passer un frisson neuf
très vite mis à mal,
le cafard bleu ne viendra pas
Prends tes distances
avec mon coeur
incidence nouvelle
les plis ringards envahissent mon
visage
la bouche tombe
restent les yeux au fond blanc
d'actualité mobile
pour plaire aux adolescentes
Prends tes distances
avec mon coeur
restent les yeux
en mémoire basse
d'un frisson naturel,
cafard bleu veux -tu dormir ailleurs
sale mouchoir
mouchoir sale
et le poult solitaire prend racine.
C NOV91 tous droits réservés les P2j
le cafard bleu des rendez-vous
manqués
dans un carnaval à nanterre
vers la grande seine
qui ne dit toujours rien
même dans sa langue
le premier sourire pris en crème
par les crocs épais
la gorge s'ouvre
et laisse passer un frisson neuf
très vite mis à mal,
le cafard bleu ne viendra pas
Prends tes distances
avec mon coeur
incidence nouvelle
les plis ringards envahissent mon
visage
la bouche tombe
restent les yeux au fond blanc
d'actualité mobile
pour plaire aux adolescentes
Prends tes distances
avec mon coeur
restent les yeux
en mémoire basse
d'un frisson naturel,
cafard bleu veux -tu dormir ailleurs
sale mouchoir
mouchoir sale
et le poult solitaire prend racine.
C NOV91 tous droits réservés les P2j
LOFSTRAND
Enfin j'ai pû me relever
après ce tunnel d'avril,
et voir le bout de corps
dans son slip noir
qui pend à ma tête
si drôle
ce bout de corps
à partir du nombril
dans un maillot rayé noir
mais...
la tendance du jour
LA TENDANCE DU JOUR
toutes ces larmes sur la peau lisse
après son bain
d'un lieu fatigué
mais...
la tendance du jour
LA TENDANCE DU JOUR
du jour d'un jour du jour d'un jour etc...
C SEPT.91 tous droits réservés les P2j
après ce tunnel d'avril,
et voir le bout de corps
dans son slip noir
qui pend à ma tête
si drôle
ce bout de corps
à partir du nombril
dans un maillot rayé noir
mais...
la tendance du jour
LA TENDANCE DU JOUR
toutes ces larmes sur la peau lisse
après son bain
d'un lieu fatigué
mais...
la tendance du jour
LA TENDANCE DU JOUR
du jour d'un jour du jour d'un jour etc...
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LA CHANCE DE NOEMIE
tu sais quoi ça va mal
je ne contiens plus le dérisoire
qui me scelle,
souvenirs de basse extraction
je ne bouge plus de là
de ma vieille caisse
aurai-je le droit un jour
au langage des fleurs
je n'ai jamais su répondre
laisse moi une chance
noemie regarde moi voir
je ne fais qu'être triste
en bleu de maillot
sur mon petit mètre
pour continuer à rire
autour,
même la montagne écoute l'imbécile
laisse moi une chance
noemie regarde moi voir
même si je ne suis
qu'un simple nègre
me laisseras tu m'assoir
plus loin que ta cuisine et
je m'expliquerai plus tard
C OCT.91 tous droits réservés les P2j
je ne contiens plus le dérisoire
qui me scelle,
souvenirs de basse extraction
je ne bouge plus de là
de ma vieille caisse
aurai-je le droit un jour
au langage des fleurs
je n'ai jamais su répondre
laisse moi une chance
noemie regarde moi voir
je ne fais qu'être triste
en bleu de maillot
sur mon petit mètre
pour continuer à rire
autour,
même la montagne écoute l'imbécile
laisse moi une chance
noemie regarde moi voir
même si je ne suis
qu'un simple nègre
me laisseras tu m'assoir
plus loin que ta cuisine et
je m'expliquerai plus tard
C OCT.91 tous droits réservés les P2j
SOUS LA PORTE de ma LUMIERE
Décembre touche le fond
et hurle.
je rigole pour le recouvrir
c'est l'année nouvelle ,
je l'ai marqué sur le mur :
joyeuse fête.
Est-il si difficile d"'y croire
sur le pas de ma porte
avec la lumière pour me voir
est il si difficile ?
aux lampes des guirlandes
des cotillons dans chaque pièce
sur la table des litres
et autant de couleurs
aux fenêtres tiens des étoiles
cela pourrait plaire aux gamins.
Est-il si difficile d'y croire
sur le pas de ma porte
avec la lumière pour me voir
est -il si difficile ?
sous mon nez
près du feu clair
un sapin à l'odeur des landes
habillé pour la fêtes
rentre mes doigts qui claquent
Est-il si difficile d'y croire
sur le pas de ma porte
avec la lumière pour me voir
est il si difficile?
Restent les marques sur le mur :
bonne année
....et j'attends .
C SEPT .91 tous droits réservés les P2j
et hurle.
je rigole pour le recouvrir
c'est l'année nouvelle ,
je l'ai marqué sur le mur :
joyeuse fête.
Est-il si difficile d"'y croire
sur le pas de ma porte
avec la lumière pour me voir
est il si difficile ?
aux lampes des guirlandes
des cotillons dans chaque pièce
sur la table des litres
et autant de couleurs
aux fenêtres tiens des étoiles
cela pourrait plaire aux gamins.
Est-il si difficile d'y croire
sur le pas de ma porte
avec la lumière pour me voir
est -il si difficile ?
sous mon nez
près du feu clair
un sapin à l'odeur des landes
habillé pour la fêtes
rentre mes doigts qui claquent
Est-il si difficile d'y croire
sur le pas de ma porte
avec la lumière pour me voir
est il si difficile?
Restent les marques sur le mur :
bonne année
....et j'attends .
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CHAQUE JOUR
du lit
loin des fers de l'imbécile
chaque jour
reste le monde
le rêve dans un bol
une abeille sur une poutre
un soleil dans une coupe
pour un oeuf bien rond
chaque jour
la finesse d'un doigt
le sourire matinal d'un
bébé grandissant
à la bouche souple
les yeux !!!
la main sur une peau lisse
la peau décidée d'un doigt fragile
loin des gestes de fer
hors du lit
chaque jour
la finesse d'un doigt
chaque jour
entrebaillée d'une austère porte,
l'éclair d'une main
à l'intérieur
d'un oeil glissant
le reste du monde
à la fraîcheur d'un petit rail
chaque jour chaque jour etc
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loin des fers de l'imbécile
chaque jour
reste le monde
le rêve dans un bol
une abeille sur une poutre
un soleil dans une coupe
pour un oeuf bien rond
chaque jour
la finesse d'un doigt
le sourire matinal d'un
bébé grandissant
à la bouche souple
les yeux !!!
la main sur une peau lisse
la peau décidée d'un doigt fragile
loin des gestes de fer
hors du lit
chaque jour
la finesse d'un doigt
chaque jour
entrebaillée d'une austère porte,
l'éclair d'une main
à l'intérieur
d'un oeil glissant
le reste du monde
à la fraîcheur d'un petit rail
chaque jour chaque jour etc
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DECEPTION DETAILS
Sous un canal quelconque
le seul arbuste qui veuille
rire
pleurer
rire
pleurer avec moi
depuis peu assis
dans une chaise suédine
de Kristinn dans la main
une photo,
elle s'éloigne pour
pour Amsterdam
en mal de fumée
de paroles coloriées,
déception number one
quel est ce con
qui ose jouer de moi
le bide pour découvrir
un temps trop long
tourné vers moi-même
le mauvais trip
les yeux grands ouverts
les yeux d'un catalogue
à mon espace clos
sur mesure d'homme,
déception number two
quel est ce con
qui ose jouer de moi
le bide pour découvrir
un temps trop long
à nouveau
j'espère ne pas mentir
du bout d'un élan le centième
il y a des hauteurs peu justes
à ma déception
bruit d'écuelle pour
elle
savait si bien me dire...
Quel est ce con
qui ose jouer de moi
ose jouir dur mon dos
qui ne me fait plus rien saisir
de face de côté
le bide pour découvrir
un temps trop long
rire
pleurer
rire
pleurer avec moi
(déception number number )
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le seul arbuste qui veuille
rire
pleurer
rire
pleurer avec moi
depuis peu assis
dans une chaise suédine
de Kristinn dans la main
une photo,
elle s'éloigne pour
pour Amsterdam
en mal de fumée
de paroles coloriées,
déception number one
quel est ce con
qui ose jouer de moi
le bide pour découvrir
un temps trop long
tourné vers moi-même
le mauvais trip
les yeux grands ouverts
les yeux d'un catalogue
à mon espace clos
sur mesure d'homme,
déception number two
quel est ce con
qui ose jouer de moi
le bide pour découvrir
un temps trop long
à nouveau
j'espère ne pas mentir
du bout d'un élan le centième
il y a des hauteurs peu justes
à ma déception
bruit d'écuelle pour
elle
savait si bien me dire...
Quel est ce con
qui ose jouer de moi
ose jouir dur mon dos
qui ne me fait plus rien saisir
de face de côté
le bide pour découvrir
un temps trop long
rire
pleurer
rire
pleurer avec moi
(déception number number )
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SOUS LES YEUX RAPIDES
Immense appel
je me fige dans un temps trop long
l'instant de poussière
ni ciel ni terre
d'un corps vieux
danse poussière danse
à l'interieur de mon masque
Qu'espères-tu en épluchant mes creux ?
danse poussière danse
morgue lasse sur la pause d'un rythme
l'élan du retard en arrière
d'une maigre pendule
tic tac tic tac
est ce trop sensible ?
tic tic tic tac l'arrêt
reste le coeur pour rien
sur la pause d'un rythme,
lampe basse pour les yeux
reste le coeur pour rien
Qu'espères- tu en épluchant mes creux ?
je m'installe dans les petits cailloux
huileux
les petits plâtres hurleurs,
d'un reste d'usine
pour rien encore
Enfant de pute
enfant de quelquechose
remets-moi
cette bombe qui semble marcher
au plus près de ma gorge
morose
j'abandonne mon nom
à la belle venue
Qu'espères tu en épluchant mes creux ?
lampe basse pour les yeux
le plus minuscule d'un jouet
cassé
tic tac tic tac
l'ARRET.
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je me fige dans un temps trop long
l'instant de poussière
ni ciel ni terre
d'un corps vieux
danse poussière danse
à l'interieur de mon masque
Qu'espères-tu en épluchant mes creux ?
danse poussière danse
morgue lasse sur la pause d'un rythme
l'élan du retard en arrière
d'une maigre pendule
tic tac tic tac
est ce trop sensible ?
tic tic tic tac l'arrêt
reste le coeur pour rien
sur la pause d'un rythme,
lampe basse pour les yeux
reste le coeur pour rien
Qu'espères- tu en épluchant mes creux ?
je m'installe dans les petits cailloux
huileux
les petits plâtres hurleurs,
d'un reste d'usine
pour rien encore
Enfant de pute
enfant de quelquechose
remets-moi
cette bombe qui semble marcher
au plus près de ma gorge
morose
j'abandonne mon nom
à la belle venue
Qu'espères tu en épluchant mes creux ?
lampe basse pour les yeux
le plus minuscule d'un jouet
cassé
tic tac tic tac
l'ARRET.
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FADE BEBE
Ai-je la force nègre
l'ampleur noire
en contresens d'un rythme carré
l'allure de cyclone
dans les lignes du sexe
pour préserver quelques jouets
(et deux mimiques) même cassés
sur le sol pastel
Fade bébé fade bébé
Bébé ramène de ces choses
de ton âge ancien
de ces plaintes balbutiantes
la fosse à vastes déchets
(à la fin délectable)
--------------------
ramène de ces choses
l'instant fragile
à travers un continent perdu
Fade bébé fade bébé
enfle (intense)
derrière la façade rose
le poison d'intérieur avec
plein de citrons et de petits dessins
la griffe
façade rose
rouge orange
destin salé
Fade bébé fade bébé
le premier cri pour faire mal
le voilà vieux bébé
et n'être qu'anormal
au plus profond jamais bien
pour chaque effluve de silence
rythme trop carré cassé
frappe frappe frappe frappe frappe
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l'ampleur noire
en contresens d'un rythme carré
l'allure de cyclone
dans les lignes du sexe
pour préserver quelques jouets
(et deux mimiques) même cassés
sur le sol pastel
Fade bébé fade bébé
Bébé ramène de ces choses
de ton âge ancien
de ces plaintes balbutiantes
la fosse à vastes déchets
(à la fin délectable)
--------------------
ramène de ces choses
l'instant fragile
à travers un continent perdu
Fade bébé fade bébé
enfle (intense)
derrière la façade rose
le poison d'intérieur avec
plein de citrons et de petits dessins
la griffe
façade rose
rouge orange
destin salé
Fade bébé fade bébé
le premier cri pour faire mal
le voilà vieux bébé
et n'être qu'anormal
au plus profond jamais bien
pour chaque effluve de silence
rythme trop carré cassé
frappe frappe frappe frappe frappe
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EAU DOUCE
en refus les abords
du bas vers le haut,
plein le dos
des crottes de pigeons
sur le bas du col
regarde l'eau douce
dans ma main,
quel vacarme
le septième ciel d'un pauvre type
le supplice des années vides
regarde l'eau douce
dans ma main,
quel vacarme.
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du bas vers le haut,
plein le dos
des crottes de pigeons
sur le bas du col
regarde l'eau douce
dans ma main,
quel vacarme
le septième ciel d'un pauvre type
le supplice des années vides
regarde l'eau douce
dans ma main,
quel vacarme.
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ETALAGE MORTEL
J'abandonne les jeunes filles
à l'homme sans jambes
qui s'amuse à sortir
ses notes à transes mortelles
l'homme aux yeux beaux
dans un pull shetland
plein d'heures semblables
à vomir
étalage mortel
d'une vieille peau
cet américain d'un soir
à la bouche grise
loin de sa louisiane natale
le macabre d'un oiseau en chasse
du zinc dit :
j'ai mis tant d'années pour
vaincre l'autre
et atteindre un autre
l'homme aux yeux beaux
étalage mortel
d'une vieille peau
qui le sépare du ciel ?
il cherche
celui qui ose
l'homme aux yeux beaux
aux jambes moins une,
à la bouche grise
à la langue boa
étalage mortel
d'une vieille peau
charmante
l'homme aux yeux beaux
l'homme aux yeux beaux
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à l'homme sans jambes
qui s'amuse à sortir
ses notes à transes mortelles
l'homme aux yeux beaux
dans un pull shetland
plein d'heures semblables
à vomir
étalage mortel
d'une vieille peau
cet américain d'un soir
à la bouche grise
loin de sa louisiane natale
le macabre d'un oiseau en chasse
du zinc dit :
j'ai mis tant d'années pour
vaincre l'autre
et atteindre un autre
l'homme aux yeux beaux
étalage mortel
d'une vieille peau
qui le sépare du ciel ?
il cherche
celui qui ose
l'homme aux yeux beaux
aux jambes moins une,
à la bouche grise
à la langue boa
étalage mortel
d'une vieille peau
charmante
l'homme aux yeux beaux
l'homme aux yeux beaux
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NICE DAY
Open the mysterious shop and
speak'bout child secrets
killed last summer
for a wrong time
speak'about please
speak'bout toys secrets
and put a new toy in
a whole hapiness a whole dream
in my head in my hands
'hope a beautifful kiss
for today
wainting for
in my head in my little heart
cut my dream*
cut my dream
speak'about please
speak' bout toys secrets
give me back a child past
some tears
some eyes
speak'bout speak'bout and
rest my soul
so depressed the flower 's top
C JUILLET 91 tous droits réservés les P2J
speak'bout child secrets
killed last summer
for a wrong time
speak'about please
speak'bout toys secrets
and put a new toy in
a whole hapiness a whole dream
in my head in my hands
'hope a beautifful kiss
for today
wainting for
in my head in my little heart
cut my dream*
cut my dream
speak'about please
speak' bout toys secrets
give me back a child past
some tears
some eyes
speak'bout speak'bout and
rest my soul
so depressed the flower 's top
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LUMIERE DE CAMISOLE
Ouvert les yeux
face à la déferlante
des montagnes
mais aujourd'hui au réveil
je vois des crocodiles qui aboient
la fièvre monte
en arrière d'un mois
auquel il est bien difficile d'y comprendre
quelque chose
du bas vers le haut
j'essaie de défendre la masse vivante
mais
l'extinction est vive
à l''approche de la lumière haute
jouets cassés à l'index
sinon au prochain hiver
courir pour des petites choses
à l'affût d'une sale bête,
ouvert les yeux
excitation de retrouvailles
d'un visage éparpillé
plus bas que la moyenne.
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face à la déferlante
des montagnes
mais aujourd'hui au réveil
je vois des crocodiles qui aboient
la fièvre monte
en arrière d'un mois
auquel il est bien difficile d'y comprendre
quelque chose
du bas vers le haut
j'essaie de défendre la masse vivante
mais
l'extinction est vive
à l''approche de la lumière haute
jouets cassés à l'index
sinon au prochain hiver
courir pour des petites choses
à l'affût d'une sale bête,
ouvert les yeux
excitation de retrouvailles
d'un visage éparpillé
plus bas que la moyenne.
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LE NUMERO
Seul
j'ouvre un journal,
Tout se vend
tout s'achète
tout s'avoue
dans le petit filet
emplois
maisons
amour
auto-moto
tv-video
affection
bonnes affaires
électroménager
rencontres
désir
Dans un journal
un numéro sous leurs mots sensibles
pensent-ils à moi ?
Le petit clavier
le support heureux
un bon vieux stylo
que veux -tu?
une belle paire de fesses
facile,
voici le bon numéro
Dans un journal
un numéro , sous leurs mots sensibles
pensent-ils à moi ?
une angoisse monte
une plaque infantile tombe
facile,
tape le numéro
une oreille manque
une bouche et ses mots
facile,
n'oublie pas le numéro
Dans un journal
un numéro, sous leurs mots sensibles
pensent-ils à moi ?
tout se vend
tout s'achète.
C NOV.90 tous droits réservés les P2j
j'ouvre un journal,
Tout se vend
tout s'achète
tout s'avoue
dans le petit filet
emplois
maisons
amour
auto-moto
tv-video
affection
bonnes affaires
électroménager
rencontres
désir
Dans un journal
un numéro sous leurs mots sensibles
pensent-ils à moi ?
Le petit clavier
le support heureux
un bon vieux stylo
que veux -tu?
une belle paire de fesses
facile,
voici le bon numéro
Dans un journal
un numéro , sous leurs mots sensibles
pensent-ils à moi ?
une angoisse monte
une plaque infantile tombe
facile,
tape le numéro
une oreille manque
une bouche et ses mots
facile,
n'oublie pas le numéro
Dans un journal
un numéro, sous leurs mots sensibles
pensent-ils à moi ?
tout se vend
tout s'achète.
C NOV.90 tous droits réservés les P2j
NAGE EVOLUTIVE
sorti du monde
de la plainte
l'ennui détale
libre
l'eau sale
l'eau sucrée
aux gestes extrêmes
se déverse
pour ne plus s'arrêter
dans un seul sens
toujours plus heureux
et se taisent les imbéciles
les crétins nombreux
nage évolutive
nage évolutive
dans une marre de doutes
et d'espoirs
au jus naif
sorti du monde
de la plainte
vague dessin
qui s'intercale
dans un site mélangé
cuisine délectable
à une bouche en réveil
trempée dans le rouge
vers d'autres lèvres
noires
nage évolutive
nage évolutive
dans une marre de doutes
et d'espoirs
au jus naif
sorti du monde
des plaintes
au contact
du nouveau monde
plein d'entrain et de furie
désordre inégal
après si longtemps
nage évolutive
nage évolutive
dans une marre de doutes
et d'espoirs
au jus naif
la marque du retrait
le voile des ombres
après un temps énorme
à retendre.
C JUIN92 tous droits réservés les P2j
de la plainte
l'ennui détale
libre
l'eau sale
l'eau sucrée
aux gestes extrêmes
se déverse
pour ne plus s'arrêter
dans un seul sens
toujours plus heureux
et se taisent les imbéciles
les crétins nombreux
nage évolutive
nage évolutive
dans une marre de doutes
et d'espoirs
au jus naif
sorti du monde
de la plainte
vague dessin
qui s'intercale
dans un site mélangé
cuisine délectable
à une bouche en réveil
trempée dans le rouge
vers d'autres lèvres
noires
nage évolutive
nage évolutive
dans une marre de doutes
et d'espoirs
au jus naif
sorti du monde
des plaintes
au contact
du nouveau monde
plein d'entrain et de furie
désordre inégal
après si longtemps
nage évolutive
nage évolutive
dans une marre de doutes
et d'espoirs
au jus naif
la marque du retrait
le voile des ombres
après un temps énorme
à retendre.
C JUIN92 tous droits réservés les P2j
FRISSON
Parfois entre les placards de mon crâne
s'acharnent des brisures glacées
j'oserai lui presser ce message : chante
chante moi ta peine ce lied en incruste
je saurai le conter
et lui fournir une scène
la circulation intense
dedans
dedans
Eclair sur les bords d'une table
au coeur d'un bordel véloce
je déchire mes restes éventrés
partez à la suite du vent
et que le temps vous interroge
la circulation intense
dedans
dedans
dedans
je rigole au son de quelques vitres
mais cette demeure lutte lutte
en mes veines
juste un frisson
point d'interrogation
ce sera quand même la fin de quelque chose.
C OCT83 tous droits réservés les P2j
s'acharnent des brisures glacées
j'oserai lui presser ce message : chante
chante moi ta peine ce lied en incruste
je saurai le conter
et lui fournir une scène
la circulation intense
dedans
dedans
Eclair sur les bords d'une table
au coeur d'un bordel véloce
je déchire mes restes éventrés
partez à la suite du vent
et que le temps vous interroge
la circulation intense
dedans
dedans
dedans
je rigole au son de quelques vitres
mais cette demeure lutte lutte
en mes veines
juste un frisson
point d'interrogation
ce sera quand même la fin de quelque chose.
C OCT83 tous droits réservés les P2j
AINSI SOIT
J'ai vu ses yeux verts
ouverts
à la lumière du jour
le jour qui tombait
le jour étoilé,
elle était là allongée
les cheveux défaits
la soie ouverte sur son corps
malade
les spasmes de son coeur
en première ligne,
le visage blanc solitaire.
Je pensais à une chose :
lui plonger deux fourchettes
dans ses deux yeux.
je ne succomberais plus à leur
voyance (fulgurance)
le braquage du regard
à leur couleur impudique
AINSI.
C NOV.90 tous droits réservés les P2j
ouverts
à la lumière du jour
le jour qui tombait
le jour étoilé,
elle était là allongée
les cheveux défaits
la soie ouverte sur son corps
malade
les spasmes de son coeur
en première ligne,
le visage blanc solitaire.
Je pensais à une chose :
lui plonger deux fourchettes
dans ses deux yeux.
je ne succomberais plus à leur
voyance (fulgurance)
le braquage du regard
à leur couleur impudique
AINSI.
C NOV.90 tous droits réservés les P2j
MATRICULE
les lèvres posées sur une nuque irréelle
en continuité des veines
parties des hanches
je frappais aux portes sourdes
en rupture des faces pantelantes
les termes du métal
je voguais sans voir et
questionnais du regard
le maillot des rayures de portes
le pyjama zébré du petit matin
ce matin ridicule à une seule cartouche
le percer de travers
Je suis problème
on fouille nos restes inutiles
le mutisme de la veille
et l'incongru d'un sourire
(le dernier avant l'appel)
Il se glisse dans l'urgence des bronches
en laissant une rasade sous le verrou
l'atmosphère est inquiète
la saison est vêtue sans goût
au bénéfice d'un connard
le repère du légume
Je suis problème
ma tête là posée
contre une belle poutre
enfin à terre
la minute sereine en implosion proche
la traverser sans joie
la planter loin derrière derrière,
protégeons l'illusion étroite.
Je suis problème
le dossier sous une pile
le matricule honteux :
(il se décide à dire).
C SEPT.83 tous droits réservés les P2j
en continuité des veines
parties des hanches
je frappais aux portes sourdes
en rupture des faces pantelantes
les termes du métal
je voguais sans voir et
questionnais du regard
le maillot des rayures de portes
le pyjama zébré du petit matin
ce matin ridicule à une seule cartouche
le percer de travers
Je suis problème
on fouille nos restes inutiles
le mutisme de la veille
et l'incongru d'un sourire
(le dernier avant l'appel)
Il se glisse dans l'urgence des bronches
en laissant une rasade sous le verrou
l'atmosphère est inquiète
la saison est vêtue sans goût
au bénéfice d'un connard
le repère du légume
Je suis problème
ma tête là posée
contre une belle poutre
enfin à terre
la minute sereine en implosion proche
la traverser sans joie
la planter loin derrière derrière,
protégeons l'illusion étroite.
Je suis problème
le dossier sous une pile
le matricule honteux :
(il se décide à dire).
C SEPT.83 tous droits réservés les P2j
LA PHOTO QUI TOMBE
Est-il besoin de prendre
ma gueule
mon si petit visage
qui ne prend jamais racine
sur cette photo et le reste
témoin d'un état stagnant,
traces de souvenirs
dans le cadre
le cadre
se retourne le passé
mes mains sont si douces
et le reste
la laideur du visage
gâche tout
(de l'intérieur)
la photo qui tombe
dans le cadre
le cadre
se retourne le passé
Est-il besoin de prendre
ma gueule
mon si petit visage
traces de souvenirs .
C JUILLET 90 tous droits réservés les P2j
ma gueule
mon si petit visage
qui ne prend jamais racine
sur cette photo et le reste
témoin d'un état stagnant,
traces de souvenirs
dans le cadre
le cadre
se retourne le passé
mes mains sont si douces
et le reste
la laideur du visage
gâche tout
(de l'intérieur)
la photo qui tombe
dans le cadre
le cadre
se retourne le passé
Est-il besoin de prendre
ma gueule
mon si petit visage
traces de souvenirs .
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LE JUS
J'aime ces vieilles odeurs
de mon sexe tout aigri
son sucre autour
un léger voile en surplus
en dessous de mon nez
j'envisage des vides
ces poils tailladés de poux
son jus encore utile
évite-moi petite soeur petit con*
ne vois-tu pas l'odeur de mon slip
de mes entrailles
l'ampleur de du dégoût
J'aime ces vieilles odeurs
comme la si bonne recette
ces flux ces reflux de l'intérieur
cette vie séropare
ce retour de bave
les barbares qui se renouvellent
ces odeurs de pieds
d'haleine à tuer le boeuf
Derrière la porte
que cherches-tu vieux baroudeur
puisque c'est là que ça gratte
ces plaques sous le sandwich
ce liquide tiède au zinc des oreilles
un petit bâtonnet
ne touche pas le nombril vieux frère
à l'abri si longtemps
sale comme un peigne foireux
j'en oubli la bonne température
et l'estomac qui rouspète le site affamé
Ecoute ce pet écoute le bien
les nouvelles du fond se cherchent
peut-être les dernières.
C SEPT 90 tous droits réservés les P2j
de mon sexe tout aigri
son sucre autour
un léger voile en surplus
en dessous de mon nez
j'envisage des vides
ces poils tailladés de poux
son jus encore utile
évite-moi petite soeur petit con*
ne vois-tu pas l'odeur de mon slip
de mes entrailles
l'ampleur de du dégoût
J'aime ces vieilles odeurs
comme la si bonne recette
ces flux ces reflux de l'intérieur
cette vie séropare
ce retour de bave
les barbares qui se renouvellent
ces odeurs de pieds
d'haleine à tuer le boeuf
Derrière la porte
que cherches-tu vieux baroudeur
puisque c'est là que ça gratte
ces plaques sous le sandwich
ce liquide tiède au zinc des oreilles
un petit bâtonnet
ne touche pas le nombril vieux frère
à l'abri si longtemps
sale comme un peigne foireux
j'en oubli la bonne température
et l'estomac qui rouspète le site affamé
Ecoute ce pet écoute le bien
les nouvelles du fond se cherchent
peut-être les dernières.
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LA NAISSANCE D UN CON
Je n'aime pas trop parler de moi
d'habitude je ne le fais pas,
j'aime encore moins
me voir parler aux autres et
qu ils me discernent
mais aujourd'hui c'est particulier
vu l'effort de votre part
je me dis qu'il serait idiot de
rater cette chance
la dernière surement
de parler (parler parler parler parler )
de mon histoire
je serais pudique
je ne tiens pas à vous perdre
mais vous comprendrez
qu'à la vue de mes souvenirs
ma colère puisse s'emporter
jusqu'à être vulgaire
c est mon seul moyen de défense
il est peu sûr mais affectif
de toutes façons cela ne dure pas
après je m calme et m'en vais
dans un coin solitaire,
(après je m'en vais
dans un coin reculé
vers une frontière mexicaine
Tout cela pour vous dire
l'on nait pas con
pas tout de suite,
on ne peut que le devenir
il suffit d'être né faible faible
et la glissade devient évidente
publique confession
d'une seconde nature.
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d'habitude je ne le fais pas,
j'aime encore moins
me voir parler aux autres et
qu ils me discernent
mais aujourd'hui c'est particulier
vu l'effort de votre part
je me dis qu'il serait idiot de
rater cette chance
la dernière surement
de parler (parler parler parler parler )
de mon histoire
je serais pudique
je ne tiens pas à vous perdre
mais vous comprendrez
qu'à la vue de mes souvenirs
ma colère puisse s'emporter
jusqu'à être vulgaire
c est mon seul moyen de défense
il est peu sûr mais affectif
de toutes façons cela ne dure pas
après je m calme et m'en vais
dans un coin solitaire,
(après je m'en vais
dans un coin reculé
vers une frontière mexicaine
Tout cela pour vous dire
l'on nait pas con
pas tout de suite,
on ne peut que le devenir
il suffit d'être né faible faible
et la glissade devient évidente
publique confession
d'une seconde nature.
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LA MAIN AU NOMBRIL
au mur
une photo retrouvée
avec des épingles bleues
sans limite d'âge
l'été peut être
le rouge du début
le cou aux lèvres
le sourire épais
d'un mensonge ou d'une vérité
à long court
la main portée à son nombril
regarde regarde
c'était ce jour
il disait des choses
la main intime,
tellement
la main portée à son nombril
au mur
une photo retrouvée
avec des épingles bleues
sans limite d'âge
l''été peut être.
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une photo retrouvée
avec des épingles bleues
sans limite d'âge
l'été peut être
le rouge du début
le cou aux lèvres
le sourire épais
d'un mensonge ou d'une vérité
à long court
la main portée à son nombril
regarde regarde
c'était ce jour
il disait des choses
la main intime,
tellement
la main portée à son nombril
au mur
une photo retrouvée
avec des épingles bleues
sans limite d'âge
l''été peut être.
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EXTRACTION
Cet amour impossible (envisage)
qui jamais ne peut embrasser
jamais ne peut toucher
et atteindre la froideur
sous les draps
les plis du corps
l'émotion encore intacte
en extrait vague qui jamais
ne lasse
je ne veux pas encore
vivre morcellé
en cachette sous la table
des yeux
dans la foulure de tes lèvres ,
il y a toutes ces choses
ce dégoût trop immense
énorme entre tes bras
Et ce jeune homme
trop grand pour lui-même
je ne veux plus le rester
vois tu je pleurs
la vague levaguevague (soupèse)
la suite intraitable
au mutisme de ma fixation
qui ne tient plus compte des âges
et des retours d'aiguilles,
je n'ai jamais su dire non
à celle qui pose son regard
or c'est ton cas plus loin encore
que la fumée de ce mur d'écaille
jusqu'à ma main fragile
Et ce jeune homme
trop grand pour lui-même
je ne veux plus le rester
vois-tu je pleurs
vois tu ces mains qui cherchent
qui ne trouvent pas
qui se lamentent
près de ces silences
enchanteurs
le ton de chaque jour
le babil violent
en travers de la bouche
chaque geste sur cette chaise
ce rouge de chaise
qui me retient et me bloque
face à ton amour à ta vague
un temps blême
je compte bien partir
laisser tes jambes et même
le jus
à l'autre qui s'approche
te laisser enfin seule chez toi
en face de ton odeur
qui toujours me parle
Et ce jeune homme
trop grand pour lui-même
je ne veux plus le rester
vois-tu je pleurs
la défaillance...
que vois-tu sous mes petits pas
je ne serais pas toujours
ce ridicule trop fort
en manières basses
si près du jardin constellé.
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qui jamais ne peut embrasser
jamais ne peut toucher
et atteindre la froideur
sous les draps
les plis du corps
l'émotion encore intacte
en extrait vague qui jamais
ne lasse
je ne veux pas encore
vivre morcellé
en cachette sous la table
des yeux
dans la foulure de tes lèvres ,
il y a toutes ces choses
ce dégoût trop immense
énorme entre tes bras
Et ce jeune homme
trop grand pour lui-même
je ne veux plus le rester
vois tu je pleurs
la vague levaguevague (soupèse)
la suite intraitable
au mutisme de ma fixation
qui ne tient plus compte des âges
et des retours d'aiguilles,
je n'ai jamais su dire non
à celle qui pose son regard
or c'est ton cas plus loin encore
que la fumée de ce mur d'écaille
jusqu'à ma main fragile
Et ce jeune homme
trop grand pour lui-même
je ne veux plus le rester
vois-tu je pleurs
vois tu ces mains qui cherchent
qui ne trouvent pas
qui se lamentent
près de ces silences
enchanteurs
le ton de chaque jour
le babil violent
en travers de la bouche
chaque geste sur cette chaise
ce rouge de chaise
qui me retient et me bloque
face à ton amour à ta vague
un temps blême
je compte bien partir
laisser tes jambes et même
le jus
à l'autre qui s'approche
te laisser enfin seule chez toi
en face de ton odeur
qui toujours me parle
Et ce jeune homme
trop grand pour lui-même
je ne veux plus le rester
vois-tu je pleurs
la défaillance...
que vois-tu sous mes petits pas
je ne serais pas toujours
ce ridicule trop fort
en manières basses
si près du jardin constellé.
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MIGRATION
Génot se repose génot dort
(il a bossé si dur )
le tout dans une malle
du solide ancien
retour au pays
le définitif,
derrière peu de choses
un semblant de ruines
de la moderne marmaille
sous des traits gentils gentils
à la métropole ils restent
ils vont bien ils vont tous bien
retour au pays retour
le tout dans une malle
avec toujours mon costume
le même qu'à l'arrivée
rien à dire du solide,
revenir à ces couleurs
après ce long décalage
le repos n'est pas volé
à la métropole ils restent
ils vont bien ils vont tous bien
là-bas pour une case
du ciment sur de la paille
un quignon de pain
de l'eau de l'eau
et un grand lit
comme avant
au début plus jeune
à la métropole ils restent
ils vont bien ils vont tous bien
regarde regarde
jamais vu ce cocotier
sous le soleil
sinon jamais compliquer
pas plus qu'un verre de rhum
à une table avec les copains
en place pour les dominos.
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(il a bossé si dur )
le tout dans une malle
du solide ancien
retour au pays
le définitif,
derrière peu de choses
un semblant de ruines
de la moderne marmaille
sous des traits gentils gentils
à la métropole ils restent
ils vont bien ils vont tous bien
retour au pays retour
le tout dans une malle
avec toujours mon costume
le même qu'à l'arrivée
rien à dire du solide,
revenir à ces couleurs
après ce long décalage
le repos n'est pas volé
à la métropole ils restent
ils vont bien ils vont tous bien
là-bas pour une case
du ciment sur de la paille
un quignon de pain
de l'eau de l'eau
et un grand lit
comme avant
au début plus jeune
à la métropole ils restent
ils vont bien ils vont tous bien
regarde regarde
jamais vu ce cocotier
sous le soleil
sinon jamais compliquer
pas plus qu'un verre de rhum
à une table avec les copains
en place pour les dominos.
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MEME SI MA SOEUR
Un joli face à face
mignon comme tout
il doit faire jour
je voudrais la nuit
et puis zut
ma main sur le lit
allongée sur la belle couverture
ma soeur attentive avec
son petit sexe naissant
comme une mousse de laine
je dois y penser pour
elle
le mien qui tremblote
qui ricane un lâche quoi !
si peu d'espace
la chaleur qui monte
l'ardeur aussi
la veine qui gonfle
même si, même si ma soeur
jeu de cartes là au milieu
rions ensemble rions
je perds je gagne
y a t-elle pensé ?
j'aimerais toucher cette chose
la seule chose de sure
cette mousse de laine
même si , même si ma soeur
une autre fille
et voilà que je l'enterre
mon sexe se cherche se perd
ma tête hésitante
le lit qui flanche
la porte entrouverte
les bruits à la fenêtre
2à 3 ballons en terrain vague
sur des minutes rapides
même si, même si ma soeur
son slip vert si léger
ses premiers poils cavaleurs
ses petits doigts sa langue
que pourrais -je en faire ?
si ce n'est à l'adresse de mon sexe
lui donner du courage
à l'abordage chien
même si , même si ma soeur
le prince m'écoute t-il ?
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mignon comme tout
il doit faire jour
je voudrais la nuit
et puis zut
ma main sur le lit
allongée sur la belle couverture
ma soeur attentive avec
son petit sexe naissant
comme une mousse de laine
je dois y penser pour
elle
le mien qui tremblote
qui ricane un lâche quoi !
si peu d'espace
la chaleur qui monte
l'ardeur aussi
la veine qui gonfle
même si, même si ma soeur
jeu de cartes là au milieu
rions ensemble rions
je perds je gagne
y a t-elle pensé ?
j'aimerais toucher cette chose
la seule chose de sure
cette mousse de laine
même si , même si ma soeur
une autre fille
et voilà que je l'enterre
mon sexe se cherche se perd
ma tête hésitante
le lit qui flanche
la porte entrouverte
les bruits à la fenêtre
2à 3 ballons en terrain vague
sur des minutes rapides
même si, même si ma soeur
son slip vert si léger
ses premiers poils cavaleurs
ses petits doigts sa langue
que pourrais -je en faire ?
si ce n'est à l'adresse de mon sexe
lui donner du courage
à l'abordage chien
même si , même si ma soeur
le prince m'écoute t-il ?
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TRANPARENCE
Etranges images
voici venues les vagues crantées
écouter la mer de ma tour
ça fait loin maintenant
l'éclat malmène
le ventre en insulte
transparent né
la distinction de la lumière
le châtiment de l'être surpris
face au père cruciforme
à grande bouche
la trappe du gosier pour l'énième éclair
la bêtise en sauce
l'opérateur des basses oeuvres
la voir ou plutôt pas
la main absurde sur mon corps fantoche
l'iris tourné vers le monde élastique
la porte qui donne sur les fleurs
malgré le charme des jartelles
transparent né
la peau diaphane à la falaise extrême
j'en assume le cadre les béquilles
(la transparence me précède)
l'organe lucide
la belle mécanique
l'éloignement du vide
des tombes en marbre
le refus
des joyeux missiles
à la source pure des hommes
la matrice de tous nos repos
la turbulence d'un tango
sur une jante maltèse
ma loge les cierges mes gestes
en commun accord de l'artique
sur l'éternel bitume
qui ne donne jamais de point
à part l'horizon du nouveau monde (arizona)
l'étendue de glace intouchable
transparent né (x2)
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voici venues les vagues crantées
écouter la mer de ma tour
ça fait loin maintenant
l'éclat malmène
le ventre en insulte
transparent né
la distinction de la lumière
le châtiment de l'être surpris
face au père cruciforme
à grande bouche
la trappe du gosier pour l'énième éclair
la bêtise en sauce
l'opérateur des basses oeuvres
la voir ou plutôt pas
la main absurde sur mon corps fantoche
l'iris tourné vers le monde élastique
la porte qui donne sur les fleurs
malgré le charme des jartelles
transparent né
la peau diaphane à la falaise extrême
j'en assume le cadre les béquilles
(la transparence me précède)
l'organe lucide
la belle mécanique
l'éloignement du vide
des tombes en marbre
le refus
des joyeux missiles
à la source pure des hommes
la matrice de tous nos repos
la turbulence d'un tango
sur une jante maltèse
ma loge les cierges mes gestes
en commun accord de l'artique
sur l'éternel bitume
qui ne donne jamais de point
à part l'horizon du nouveau monde (arizona)
l'étendue de glace intouchable
transparent né (x2)
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LE SEXE de ma soeur
Je veux être le premier
à l'intérieur du loft
pour moi le siège
y brancher la lumière à un fil
et le tapisser courageux
d'un blanc crème
je veux je veux
forcer mon geste naturel
et relier mon propre sang
je veux être dominateur
en donner des nouvelles
l'exclusive reste pour moi
à travers l'écran de ses poils
fais attention petit con
mes doigts eux savent !
il me faut tout gagner
même si , même si ma soeur
je veux je veux
forcer mon geste naturel
et relier mon propre sang
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à l'intérieur du loft
pour moi le siège
y brancher la lumière à un fil
et le tapisser courageux
d'un blanc crème
je veux je veux
forcer mon geste naturel
et relier mon propre sang
je veux être dominateur
en donner des nouvelles
l'exclusive reste pour moi
à travers l'écran de ses poils
fais attention petit con
mes doigts eux savent !
il me faut tout gagner
même si , même si ma soeur
je veux je veux
forcer mon geste naturel
et relier mon propre sang
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DERRIERE LA VITRE
le temps s'infiltre un doute
les rapides courent
les lunettes noires
sur le nez intrépide dans le passé
sous les nichons des femmes
près de leurs jambes à fuseau strict
l'épilation toute fraîche
aujourd'hui les bas noirs
la dernière clope dans le bec
et que tombent les cendres
près du café chaud tendres croissants
l'attente
le tango des fumées
sur une bande corto maltese
mister no
c'est ce qu'elles me disent
tu m'offres quoi dans ton sac
un lipstick pour dessert
une baffe au sel et poivre
derrière la vitre les hautes couleurs
sur une chaise en osier
j'éternue
à une heure petite
d'un lever méconnaissable
au son d'une radio pop
une cure pour la joie le surplus
le maillot de corps du raideur
les fibres turbulentes
celles que l'on ne voit pas
le teint verdâtre la moisissure
la hantise du bouc
rien à sauver
alors je reprends un verre de rhum
et invite volontier l'ami(e)
parti trop tôt pour rome
mais ne s'est pas encore assis.
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les rapides courent
les lunettes noires
sur le nez intrépide dans le passé
sous les nichons des femmes
près de leurs jambes à fuseau strict
l'épilation toute fraîche
aujourd'hui les bas noirs
la dernière clope dans le bec
et que tombent les cendres
près du café chaud tendres croissants
l'attente
le tango des fumées
sur une bande corto maltese
mister no
c'est ce qu'elles me disent
tu m'offres quoi dans ton sac
un lipstick pour dessert
une baffe au sel et poivre
derrière la vitre les hautes couleurs
sur une chaise en osier
j'éternue
à une heure petite
d'un lever méconnaissable
au son d'une radio pop
une cure pour la joie le surplus
le maillot de corps du raideur
les fibres turbulentes
celles que l'on ne voit pas
le teint verdâtre la moisissure
la hantise du bouc
rien à sauver
alors je reprends un verre de rhum
et invite volontier l'ami(e)
parti trop tôt pour rome
mais ne s'est pas encore assis.
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MALADROIT
Tu m'aimes
j'avais crû les ombres
là
sur l'écran d'une telle blancheur
à la première séance
en même temps que les autres
c'était beau grandiose
mais ils désertent ils n'y croient plus
et pourtant séduction encore
à ne plus rien comprendre
à toujours se perdre
et j'endure,
ma petite place qui s'agite
peux tu m'aimer
à la prochaine séance ?
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j'avais crû les ombres
là
sur l'écran d'une telle blancheur
à la première séance
en même temps que les autres
c'était beau grandiose
mais ils désertent ils n'y croient plus
et pourtant séduction encore
à ne plus rien comprendre
à toujours se perdre
et j'endure,
ma petite place qui s'agite
peux tu m'aimer
à la prochaine séance ?
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MILLE CADEAUX EN RETARD
marche incessante
la tête figée
comme hautaine
prise dans un carré
à travers la ville la rue
le quartier l'immeuble
la chambre le couloir
la porte
sans une halte
toujours debout
l'intérieur plongé
dans un rêve
à travers les époques
les mythes les odeurs
l'ordre le désordre
les gestes les formes
les sensations les modes
il continue à chercher
à se chercher
à travers les heures
qui s'enfilent
jusqu'au fond
de chaque année
de simple chiffre
grandit vieillit
un peu plus encore
sans rien avoir commencé
l'impuissance extrême,
on dirait que
tu es ailleurs
que fais-tu merde
demande ce cul balèze
mais il ne s'arrête pas
la bite molle
en état de fuite
sur la pente inférieure,
seulement un repos
dans un lit trop court
de quoi reprendre quelques forces
et faire le point
dans son noeud d'obsessions
largué déjà vieux
le corps trop grand
dans un paquet infantile
où plus rien ne circule
le visage devenu masque
en perte de larmes
et de rires ,
il n'a jamais su parler
l'oxygène rare
(la carcasse bloque)
et donc continu dans une chambre
entre quatre murs
de plus en plus sales
le ventre lourd avec
une forte envie de vomir
tout droit vers une mort certaine
à moins qu'une porte s'ouvre
A vouloir fuir le son
tu deviens son(con) toi-même
spectre de l'harmonie
fumée de cris et de plaintes
(tu viens pour nous dire)
le long de tes nuits obscures
la parole infinie
sans lèvre et sans haleine
alors ?
-l'angoisse monte-
n'est il
n'est il pas trop tard
pour amoindrir la tension
cette souffrance vieille
depuis toujours
à l'extrême dans chaque membre
partis depuis longtemps
en vacances disloquées
liquides ou dures,
personne ne s'en mêle
trop tard pour qu'un mot émerge
alors alors
il sert les épaules
révise son masque
bouge dedans
pris dans ses fils
et s'éloigne de l'eau
la poche vide
sauf quelques feuilles
qu'Elle ne lira pas,
toujours debout
à travers les siècles
les espoirs les heureux jours
jamais à la bonne table
trop vite tout cela trop vite
trop tard,
bouscule écrase
la vie insatiable
perd son âge
sa base
ses repères
en grains minuscules
une parole fragile
voyage vers
chaque instant qui me rappelle
ma mère
- moyen de faire autrement ?
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la tête figée
comme hautaine
prise dans un carré
à travers la ville la rue
le quartier l'immeuble
la chambre le couloir
la porte
sans une halte
toujours debout
l'intérieur plongé
dans un rêve
à travers les époques
les mythes les odeurs
l'ordre le désordre
les gestes les formes
les sensations les modes
il continue à chercher
à se chercher
à travers les heures
qui s'enfilent
jusqu'au fond
de chaque année
de simple chiffre
grandit vieillit
un peu plus encore
sans rien avoir commencé
l'impuissance extrême,
on dirait que
tu es ailleurs
que fais-tu merde
demande ce cul balèze
mais il ne s'arrête pas
la bite molle
en état de fuite
sur la pente inférieure,
seulement un repos
dans un lit trop court
de quoi reprendre quelques forces
et faire le point
dans son noeud d'obsessions
largué déjà vieux
le corps trop grand
dans un paquet infantile
où plus rien ne circule
le visage devenu masque
en perte de larmes
et de rires ,
il n'a jamais su parler
l'oxygène rare
(la carcasse bloque)
et donc continu dans une chambre
entre quatre murs
de plus en plus sales
le ventre lourd avec
une forte envie de vomir
tout droit vers une mort certaine
à moins qu'une porte s'ouvre
A vouloir fuir le son
tu deviens son(con) toi-même
spectre de l'harmonie
fumée de cris et de plaintes
(tu viens pour nous dire)
le long de tes nuits obscures
la parole infinie
sans lèvre et sans haleine
alors ?
-l'angoisse monte-
n'est il
n'est il pas trop tard
pour amoindrir la tension
cette souffrance vieille
depuis toujours
à l'extrême dans chaque membre
partis depuis longtemps
en vacances disloquées
liquides ou dures,
personne ne s'en mêle
trop tard pour qu'un mot émerge
alors alors
il sert les épaules
révise son masque
bouge dedans
pris dans ses fils
et s'éloigne de l'eau
la poche vide
sauf quelques feuilles
qu'Elle ne lira pas,
toujours debout
à travers les siècles
les espoirs les heureux jours
jamais à la bonne table
trop vite tout cela trop vite
trop tard,
bouscule écrase
la vie insatiable
perd son âge
sa base
ses repères
en grains minuscules
une parole fragile
voyage vers
chaque instant qui me rappelle
ma mère
- moyen de faire autrement ?
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CARBET
Pas à la mémoire
les traces de l'orient
les râles de st john
près de la mer au serein bleu
baisée de mots troubles
calme étrange dans sa demeure
touffue de vert remous étranges
Charlery au carbet
bienvenue
le trop de blanc
au gras du visage
le masque éternel
devenu largage à vif
sur un confetti
décalage pour cette nuit
qui hulule un secret
plus loin
Charlery au carbet
bienvenue
dommage pour léonie.
C NOV.83 tous droits réservés les P2j
les traces de l'orient
les râles de st john
près de la mer au serein bleu
baisée de mots troubles
calme étrange dans sa demeure
touffue de vert remous étranges
Charlery au carbet
bienvenue
le trop de blanc
au gras du visage
le masque éternel
devenu largage à vif
sur un confetti
décalage pour cette nuit
qui hulule un secret
plus loin
Charlery au carbet
bienvenue
dommage pour léonie.
C NOV.83 tous droits réservés les P2j
RETOUR D ENFANT
près de l'Arbre
sur les lieux perdus
dans les fonds de la mémoire
lâcher les larmes
nouvelles
celles de sucre
des petites pierres
poignantes
des marques superflues
dans le temps
et les élans de l'âge
retour d'enfant (x2)
aux yeux des plus
imbéciles
revenir et s'assoir
défilent les images
à marche lente
puis rapide
il faut tout oublier
dans le confort d'un vomis
le coeur lourd
alarmé
serein
retour d'enfant (x2)
aux yeux des plus
imbéciles
battent les ailes
de ce corsage
elles m'amènent plus loin
sur l'autre rive
tournent encore
les absents du passé
en traces saignantes
sur le visage
lisse
retour d'enfant (x2)
aux yeux des plus
imbéciles
près de la fontaine
à l'eau caline
en arrêt à nouveau
après la tempête en crème
sur les lieux perdus
dans les crocs de la mémoire
lâcher des larmes
celles de sucre
en traces énormes
entre les mains
le doigt pointé
vers l'usure
avant je veux être
l'enfant le plus libre,
jouons jouons
d'un coup elles les éclatent
ces bulles qui reviennent
et s'installent
à l'endroit souple
de la peau.
C JUILLET 92 tous droits réservés les P2j
sur les lieux perdus
dans les fonds de la mémoire
lâcher les larmes
nouvelles
celles de sucre
des petites pierres
poignantes
des marques superflues
dans le temps
et les élans de l'âge
retour d'enfant (x2)
aux yeux des plus
imbéciles
revenir et s'assoir
défilent les images
à marche lente
puis rapide
il faut tout oublier
dans le confort d'un vomis
le coeur lourd
alarmé
serein
retour d'enfant (x2)
aux yeux des plus
imbéciles
battent les ailes
de ce corsage
elles m'amènent plus loin
sur l'autre rive
tournent encore
les absents du passé
en traces saignantes
sur le visage
lisse
retour d'enfant (x2)
aux yeux des plus
imbéciles
près de la fontaine
à l'eau caline
en arrêt à nouveau
après la tempête en crème
sur les lieux perdus
dans les crocs de la mémoire
lâcher des larmes
celles de sucre
en traces énormes
entre les mains
le doigt pointé
vers l'usure
avant je veux être
l'enfant le plus libre,
jouons jouons
d'un coup elles les éclatent
ces bulles qui reviennent
et s'installent
à l'endroit souple
de la peau.
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BALLETS ROUGES
J'ai osé lui dire de ces choses
à la table bleue
vers les coups de 23 h
dans une arnaque de pigalle,
j'ai tout déposé
sous ses lunettes d'écaille
ces vomissures inavouables
ces ressorts ces petits cris
à sa tête blonde
elle dit non
le coeur blessé
le bleu des yeux encore intact
et décidera par la suite elle
reprend tout
de ces endroits à remplir
jusqu'aux traits de la mémoire
ces traits du soir d'un matin
ces corps dépeints
dans l'opium des draps froissés
elle dit non
j'ai osé lui dire
les longues mains solitaires
qui ne caressent plus
de ces choses qui gênent
qui bloquent la
démarche reine
qui se dit l'être
et surtout dit le faire (quoi ?)
elle dit non
seul comme un con
sous un filet de lumière
de cette porte qu'elle ouvrait
pas plus tard qu'hier
....ce flot d'orgueil rouge
et mes bras moulinent
sur les restes du lit
entre ses poils
abandonnés sur la moquette
et son slip rayé
au son du disque
jaunebleuvert
qu'elle foulait de ses révolvers
ses jambes noires
elle dit non
l'urgence de dire
et je jette tout je jette
vraiment
sortie de glace
je jette tout je jette (elle dit non !)
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à la table bleue
vers les coups de 23 h
dans une arnaque de pigalle,
j'ai tout déposé
sous ses lunettes d'écaille
ces vomissures inavouables
ces ressorts ces petits cris
à sa tête blonde
elle dit non
le coeur blessé
le bleu des yeux encore intact
et décidera par la suite elle
reprend tout
de ces endroits à remplir
jusqu'aux traits de la mémoire
ces traits du soir d'un matin
ces corps dépeints
dans l'opium des draps froissés
elle dit non
j'ai osé lui dire
les longues mains solitaires
qui ne caressent plus
de ces choses qui gênent
qui bloquent la
démarche reine
qui se dit l'être
et surtout dit le faire (quoi ?)
elle dit non
seul comme un con
sous un filet de lumière
de cette porte qu'elle ouvrait
pas plus tard qu'hier
....ce flot d'orgueil rouge
et mes bras moulinent
sur les restes du lit
entre ses poils
abandonnés sur la moquette
et son slip rayé
au son du disque
jaunebleuvert
qu'elle foulait de ses révolvers
ses jambes noires
elle dit non
l'urgence de dire
et je jette tout je jette
vraiment
sortie de glace
je jette tout je jette (elle dit non !)
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AJUSTAGE
J'ai encore tué mes gosses
des garçons des filles
la joie de mes aventures
la teneur de mes jets blancs
sur le lit visité mon lit fragile
plongé dans ma propre affection
personne ne s'y glisse,
j'ajuste le trou
rempli de mes taches
alors...ajustage
dans mes affaires
d'un geste lent
et délicat
je n'ose jamais la bonne carte
l'as n'est pas dans le jeu
(pas pour moi en tous cas)
pas de quoi tricher dans la manche,
difficile à dire
du genre la place invivable
au-dessus d'un chiotte un peu partout
sur le dernier poster rose
en moins d'une semaine
alors...ajustage
dans mes affaires
d'un geste lent
et délicat
la plus chaude qui soit
l'odeur de graisse à l'air libre
ma main en tremble encore
encore
j'ai banqué pas mal
aucune assurance de ce côté
il n'y a jamais personne
pour l'accueillir
alors...ajustage
dans mes affaires
d'un geste lent
et délicat
je fais mes besoins mes trucs
la sueur vorace sur mon front étranger
aux heures les plus basses
en amour de moi même (x2).
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des garçons des filles
la joie de mes aventures
la teneur de mes jets blancs
sur le lit visité mon lit fragile
plongé dans ma propre affection
personne ne s'y glisse,
j'ajuste le trou
rempli de mes taches
alors...ajustage
dans mes affaires
d'un geste lent
et délicat
je n'ose jamais la bonne carte
l'as n'est pas dans le jeu
(pas pour moi en tous cas)
pas de quoi tricher dans la manche,
difficile à dire
du genre la place invivable
au-dessus d'un chiotte un peu partout
sur le dernier poster rose
en moins d'une semaine
alors...ajustage
dans mes affaires
d'un geste lent
et délicat
la plus chaude qui soit
l'odeur de graisse à l'air libre
ma main en tremble encore
encore
j'ai banqué pas mal
aucune assurance de ce côté
il n'y a jamais personne
pour l'accueillir
alors...ajustage
dans mes affaires
d'un geste lent
et délicat
je fais mes besoins mes trucs
la sueur vorace sur mon front étranger
aux heures les plus basses
en amour de moi même (x2).
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RUPTURE
Ca se passe mal.
je me suis fait écraser
par un belge
sur la route de vanves
reconduit par une japonaise silencieuse
ramené à la vie par une anglaise
en partance pour rennes
alimenté par une chinoise
visité par un italien
habitant la suisse
et ne parle que l'allemand
mal aux pieds sur une route texane
en attente du vol pour lannion
et j'ai sorti la pancarte
pour brugges
de mon sac pas trop lourd
Il pleut encore
sur mon petit casque
Toujours cette impression
d'être paumé
Ca se passe encore plus mal .
ramassé par une large suédoise
à la porte denfert
sous un paquet de lettres,
puis la rupture
et la suivre pour berlin (en route !)
si ce n'est hambourg par le train
et la reprendre au vol
entre oslo et stockholm
d'un pas tranquille,
elle ne sera plus jamais là .
L'impression redouble
même sous un soleil d 'époque
vers l'oise loin des portes,
d'être paumé
d'être paumé.
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je me suis fait écraser
par un belge
sur la route de vanves
reconduit par une japonaise silencieuse
ramené à la vie par une anglaise
en partance pour rennes
alimenté par une chinoise
visité par un italien
habitant la suisse
et ne parle que l'allemand
mal aux pieds sur une route texane
en attente du vol pour lannion
et j'ai sorti la pancarte
pour brugges
de mon sac pas trop lourd
Il pleut encore
sur mon petit casque
Toujours cette impression
d'être paumé
Ca se passe encore plus mal .
ramassé par une large suédoise
à la porte denfert
sous un paquet de lettres,
puis la rupture
et la suivre pour berlin (en route !)
si ce n'est hambourg par le train
et la reprendre au vol
entre oslo et stockholm
d'un pas tranquille,
elle ne sera plus jamais là .
L'impression redouble
même sous un soleil d 'époque
vers l'oise loin des portes,
d'être paumé
d'être paumé.
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T AI JE CONNUE ?
voir s'annoncer
dans une vapeur froide
par étape successive
ton nom ta voix
ta forme régulière
dans un cercle amical
craindre ta venue
d'une place lointaine
ta présence grossissante
chaque jour
un peu plus évidente
Vraiment t-ai je connue ?
dans ce mois
perdu
au fond d'une année
et par hasard
s'assoir à une meme table
dans un échange confus
au début d'un mois
peu fievreux
entamer quelques mots
à coups d'épée
dans un moule d'a priori
et te cogner
dans une pièce
bien plus tard
juste quelques semaines
le peau déjà marquée
vais- je réussir
à te te tirer d'un livre
plus interessant que moi
Vraiment t'ai je connue
dans ce mois
perdu
au fond d'une année
et s'assoir avec un verre
sur une chaise à tes côtés
craindre le pire
la mémoire entaillée
la récolte gronde
car s'éloigne ce paysage
qui me parle depuis toujours
engager sur un mode banal
un lien
capable de nous retenir
et parler parler (tout découvrir)
jusqu'au soir mémorable
où les jours peuvent
rester figés
Vraiment t-ai je connue ?
dans ce mlois
perdu
au fond d'une année
t'entendre de très près
rien que pour moi
au fond de l'oreille
impossible de décoller
te toucher te posseder
te faire mienne
et te caresser
s'introduire
dans ton château
tes cheveux
tes yeux cruellement bleus
ta peau odorante et lisse
les poils si bien placés
et le temps passe
dans une lutte chaude
avec toujours la peur
de te perdre
alors te chercher
et t'attendre
à une porte de fer
même sur un quai froid
Vraiment t-ai je connue ?
dans ce mois
perdu
au fond d'une année (laquelle ?)
et te dire
par feuilles entières
au bout d'une carte
des envolées solides
à placer près du coeur
mais la fin arrive
et c'est tout ce qu'il en reste
comment se fait il (comment comment )
que nos têtes se détournent
de notre pluie commune
A présent
honteux inconnus devenus
rongés par d'autres années
avec des couches de souvenirs
difficile à conserver
un mois nu
même si le plus beau
semblait lui appartenir.
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dans une vapeur froide
par étape successive
ton nom ta voix
ta forme régulière
dans un cercle amical
craindre ta venue
d'une place lointaine
ta présence grossissante
chaque jour
un peu plus évidente
Vraiment t-ai je connue ?
dans ce mois
perdu
au fond d'une année
et par hasard
s'assoir à une meme table
dans un échange confus
au début d'un mois
peu fievreux
entamer quelques mots
à coups d'épée
dans un moule d'a priori
et te cogner
dans une pièce
bien plus tard
juste quelques semaines
le peau déjà marquée
vais- je réussir
à te te tirer d'un livre
plus interessant que moi
Vraiment t'ai je connue
dans ce mois
perdu
au fond d'une année
et s'assoir avec un verre
sur une chaise à tes côtés
craindre le pire
la mémoire entaillée
la récolte gronde
car s'éloigne ce paysage
qui me parle depuis toujours
engager sur un mode banal
un lien
capable de nous retenir
et parler parler (tout découvrir)
jusqu'au soir mémorable
où les jours peuvent
rester figés
Vraiment t-ai je connue ?
dans ce mlois
perdu
au fond d'une année
t'entendre de très près
rien que pour moi
au fond de l'oreille
impossible de décoller
te toucher te posseder
te faire mienne
et te caresser
s'introduire
dans ton château
tes cheveux
tes yeux cruellement bleus
ta peau odorante et lisse
les poils si bien placés
et le temps passe
dans une lutte chaude
avec toujours la peur
de te perdre
alors te chercher
et t'attendre
à une porte de fer
même sur un quai froid
Vraiment t-ai je connue ?
dans ce mois
perdu
au fond d'une année (laquelle ?)
et te dire
par feuilles entières
au bout d'une carte
des envolées solides
à placer près du coeur
mais la fin arrive
et c'est tout ce qu'il en reste
comment se fait il (comment comment )
que nos têtes se détournent
de notre pluie commune
A présent
honteux inconnus devenus
rongés par d'autres années
avec des couches de souvenirs
difficile à conserver
un mois nu
même si le plus beau
semblait lui appartenir.
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VERTIGINEUSE NUIT
belle nuit
à mille usages
où s'engouffrer
belle nuit
au visage
avant
le dépeçage
le goût du scalpel
dans le détail
au mètre près
qu'y prendre
dans cette foutue nuit
avec la chance énorme
de ne rien pouvoir
arrêter
belle nuit
dans cette main immense
bien seule
rien à toucher
rien à battre
belle nuit
sur le front
sec depuis toujours
qu'y prendre
dans cette foutue nuit
avec la chance énorme
de ne rien pouvoir
arrêter
bonsoir à celui
qui hurle
je lui offre ma nuit
et ce qui va avec
de ma chambre isolée.
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à mille usages
où s'engouffrer
belle nuit
au visage
avant
le dépeçage
le goût du scalpel
dans le détail
au mètre près
qu'y prendre
dans cette foutue nuit
avec la chance énorme
de ne rien pouvoir
arrêter
belle nuit
dans cette main immense
bien seule
rien à toucher
rien à battre
belle nuit
sur le front
sec depuis toujours
qu'y prendre
dans cette foutue nuit
avec la chance énorme
de ne rien pouvoir
arrêter
bonsoir à celui
qui hurle
je lui offre ma nuit
et ce qui va avec
de ma chambre isolée.
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RECIDIVE
ma main je la plonge
cette main devenue belle
le temps d'un babil
taillée au rouleau de haine
à travers le grand slip
de son sexe dominateur
me l'accapare le jette
et l'oblige à la porte rose
housse de fumée crade dehors
vin du pauvrepauvre rhum local
le liquide tueur de
l'énième oncle tom
qui ne protège de rien
Un bon coup au ventre
de ma propre brisure ,
la taxe d'une fond de bouteille
la force d'une colère
sous le signe d'un fou.
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cette main devenue belle
le temps d'un babil
taillée au rouleau de haine
à travers le grand slip
de son sexe dominateur
me l'accapare le jette
et l'oblige à la porte rose
housse de fumée crade dehors
vin du pauvrepauvre rhum local
le liquide tueur de
l'énième oncle tom
qui ne protège de rien
Un bon coup au ventre
de ma propre brisure ,
la taxe d'une fond de bouteille
la force d'une colère
sous le signe d'un fou.
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LES GRANDS COUPS RAVAGEURS
j'aimerais me perdre dans l'odeur de mes sens
tourner la page les pages
toujours plus vite plus vite octavio
trop de souffle pour encore se tromper (se leurrer)
j'aimerais me perdre dans l'horreur de mes sens
le sexe énorme
la réaction immédiate
l'enfoncer loin dedans
les coups de vent ravageur
se tromper de femme
se tromper de bouche
dégoulinante trop peu sale
alors je change je charge
mes sens aucun sens
dans le bon endroit
broyé être broyé
les coups de vent ravageur
dans le dégout du plaisir
l'éclaboussement
énormité de brèches
quantité de souffles qui se perdent
je veux je veux
les sens !
je veux
je-----------
les contre-sens
pour tout se dire
plus de j'taime j't'aime,
j'aimerais me perdre dans l'odeur
de mes sens
je veux.
C AVRIL 90 tous droits réservés les P2j
tourner la page les pages
toujours plus vite plus vite octavio
trop de souffle pour encore se tromper (se leurrer)
j'aimerais me perdre dans l'horreur de mes sens
le sexe énorme
la réaction immédiate
l'enfoncer loin dedans
les coups de vent ravageur
se tromper de femme
se tromper de bouche
dégoulinante trop peu sale
alors je change je charge
mes sens aucun sens
dans le bon endroit
broyé être broyé
les coups de vent ravageur
dans le dégout du plaisir
l'éclaboussement
énormité de brèches
quantité de souffles qui se perdent
je veux je veux
les sens !
je veux
je-----------
les contre-sens
pour tout se dire
plus de j'taime j't'aime,
j'aimerais me perdre dans l'odeur
de mes sens
je veux.
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RESISTANCE SUPPLEMENTAIRES
drôle de victoire
le droit d'être un homme
valide
aux pieds souples
à nouveau
au creux du cerveau
de longues bandes
en guise de marques folles
à ôter un jour
sur les hauts plateaux
jusqu'aux plus grands
cercles
avec peu de chances de rire
drôle de victoire (x4)
la récompense du soleil
rapide de sensations
après la chute l'oubli
entre les mains du plus sourd
drôle de victoire (x4)
de longues bandes
à ôter un jour
au même stade que le clochard
local et tout recommencer.
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le droit d'être un homme
valide
aux pieds souples
à nouveau
au creux du cerveau
de longues bandes
en guise de marques folles
à ôter un jour
sur les hauts plateaux
jusqu'aux plus grands
cercles
avec peu de chances de rire
drôle de victoire (x4)
la récompense du soleil
rapide de sensations
après la chute l'oubli
entre les mains du plus sourd
drôle de victoire (x4)
de longues bandes
à ôter un jour
au même stade que le clochard
local et tout recommencer.
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MENTAL DE LUXE
Petite tête
que me caches tu
pourquoi ce noyau de secrets
qui me désarme
et fait s'éloigner
l'énième kristinn
aux cheveux roux
un peu plus long
qui me collait la poitrine
un jour de ses mains
sa langue jeune
au fond de ma gorge
et ses yeux ses yeux bleus
de folles étendues
qui plongeaient dans les miens
sur une mémoire interminable
un seul sujet à l'instant ,
qui suis -je ?
petite tête
quelle pluie généreuse
pourrait venir de ta part
et s'exprimer enfin
par cette bouche malade
à force de silence
par ces yeux fixes
encore défaits par
ce souvenir bleu
un seul sujet à l'instant,
qui suis -je ?
Elle se dispute avec le ciel
et tend des fils des noeuds
impossibles à mettre sur
pieds,
la blessure qui ne dit pas son nom
j'attends là imbécile
si près de celle qui s'efface
à taper du bout des ongles,
inutile
un sujet à l'instant,
qui suis-je ?
De ma main de fer
je te presse petite tête
tombée au bas du ciel
il n'en sort qu'un monstre de jus
au goût ignoble
kristinn, sincère jusqu'au bout,
se blesse à mes côtés
Elle se dispute avec le ciel
en digne héritière .
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que me caches tu
pourquoi ce noyau de secrets
qui me désarme
et fait s'éloigner
l'énième kristinn
aux cheveux roux
un peu plus long
qui me collait la poitrine
un jour de ses mains
sa langue jeune
au fond de ma gorge
et ses yeux ses yeux bleus
de folles étendues
qui plongeaient dans les miens
sur une mémoire interminable
un seul sujet à l'instant ,
qui suis -je ?
petite tête
quelle pluie généreuse
pourrait venir de ta part
et s'exprimer enfin
par cette bouche malade
à force de silence
par ces yeux fixes
encore défaits par
ce souvenir bleu
un seul sujet à l'instant,
qui suis -je ?
Elle se dispute avec le ciel
et tend des fils des noeuds
impossibles à mettre sur
pieds,
la blessure qui ne dit pas son nom
j'attends là imbécile
si près de celle qui s'efface
à taper du bout des ongles,
inutile
un sujet à l'instant,
qui suis-je ?
De ma main de fer
je te presse petite tête
tombée au bas du ciel
il n'en sort qu'un monstre de jus
au goût ignoble
kristinn, sincère jusqu'au bout,
se blesse à mes côtés
Elle se dispute avec le ciel
en digne héritière .
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L ENFANT DE SILKE
Il arrive
par la porte ronde
en frappant
dans le monde indécis
cest une fille venue du bas
à tête blonde
les yeux bleus et neufs
bienvenue en langue mobile
Dors dors
petite fille
j'entends à travers
ton silence
UN MONDE A VENIR
toute fragile
quand elle dort
et même réveillée ,
elle se présente par un cri
sa fille/mère
lui donne le sein
de quoi prendre
des forces
et tenir la route
qui se fera
comme tout le monde
longue et pénible
dans un genre féminin
Dors dors
petite fille
j'entends à travers
ton silence
UN MONDE VENIR
A son oreille
je lui glisse
une chanson douce
de quoi alléger
sa journée déjà pleine
dans son petit nid
quelques gestes
encore maladroits
avec une telle fraicheur,
magique dans ce lieu
à chaque fois une surprise
pour la mère /fille
qui se veut forte
du meilleur jus
Dors dors
petite fille
j'entends à travers
ton silence
UN MONDE A VENIR
Pour l'enfant
qui vient d'arriver
le froid laissé dehors
abats ton mur
et laisse fondre
ton amour disproportionné
(toc toc ) Ah ! entre
nous attendions ta venue
avec des coussins
sous le toit
dors dors
C NOV 93 tous droits réservés les P2j
par la porte ronde
en frappant
dans le monde indécis
cest une fille venue du bas
à tête blonde
les yeux bleus et neufs
bienvenue en langue mobile
Dors dors
petite fille
j'entends à travers
ton silence
UN MONDE A VENIR
toute fragile
quand elle dort
et même réveillée ,
elle se présente par un cri
sa fille/mère
lui donne le sein
de quoi prendre
des forces
et tenir la route
qui se fera
comme tout le monde
longue et pénible
dans un genre féminin
Dors dors
petite fille
j'entends à travers
ton silence
UN MONDE VENIR
A son oreille
je lui glisse
une chanson douce
de quoi alléger
sa journée déjà pleine
dans son petit nid
quelques gestes
encore maladroits
avec une telle fraicheur,
magique dans ce lieu
à chaque fois une surprise
pour la mère /fille
qui se veut forte
du meilleur jus
Dors dors
petite fille
j'entends à travers
ton silence
UN MONDE A VENIR
Pour l'enfant
qui vient d'arriver
le froid laissé dehors
abats ton mur
et laisse fondre
ton amour disproportionné
(toc toc ) Ah ! entre
nous attendions ta venue
avec des coussins
sous le toit
dors dors
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LE SEUL CANAL
Il ne reste que
ce maigre lien
ce dernier canal
là au milieu
de mon visage
pour vous voir
vous entendre
vous écouter
et garder ma main chaude
avec une boîte mobile
au fond
pleine de mots
qui mijotent depuis
si longtemps
sur un espace
de plus en plus réduit
et l'espoir un jour
de sortir
une ligne claire
permise
pour tout simplement
parler
C JANV 93 tous droits réservés les P2j
ce maigre lien
ce dernier canal
là au milieu
de mon visage
pour vous voir
vous entendre
vous écouter
et garder ma main chaude
avec une boîte mobile
au fond
pleine de mots
qui mijotent depuis
si longtemps
sur un espace
de plus en plus réduit
et l'espoir un jour
de sortir
une ligne claire
permise
pour tout simplement
parler
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DANS UNE VESTE MARRON
Plus personne n'est là
pour ramasser sa veste
avec ses yeux elle s'éloigne
une bouteille à la main
ses cheveux roux rabattus
sur la nuque
en conversation avec le vent
délicat de ce jour
Dans la veste marron
se trouvait une silhouette
une étrangère dès aujourd'hui
qui me parlait un jour
sa veste tombe à terre
avec une fleur dans le col,
je ne peux que regarder
de ma place désarmante
sur un air de campagne vide
(le dos tourné
elle s'éloigne)
Dans la veste marron
se trouvait une silhouette
une étrangère dès aujourdhui
qui me parlait un jour
j'étais venu pour elle
à cette fête molle,
posée sur un banc
le regard toujours le même
dès la première scène
je la déteste
cloitrée qu'elle est dans son silence
de petite fille
au jean flottant,
il m'est permis de le dire
à cette fête qui n'en est
pas une
Dans la veste marron
se trouvait une silhouette
une étrangère dès aujourdhui
qui me parlait un jour
au réveil
après les derniers sursauts d'alcool
je crus rêver cette fille
y étais -je un jour
avec quelqu'un là bas
s'est il passé quelque chose
rien ne sort de ma fouille rien
à part cette image étroite
de sa veste marron
REFRAIN
une veste s'éloigne seule
un sac dans le dos
je lui crie au revoir
le visage fragile
sa bouche solitaire s'ouvre
et en sort la même chose
elle ne dira plus jamais à bientôt
engouffrée sans bruit dans
un tank noir
il n'y a plus de place pour moi
dans ses dérives lentes
vers d'autres villes .
C AVRIL 92 tous droits réservés les P2j
pour ramasser sa veste
avec ses yeux elle s'éloigne
une bouteille à la main
ses cheveux roux rabattus
sur la nuque
en conversation avec le vent
délicat de ce jour
Dans la veste marron
se trouvait une silhouette
une étrangère dès aujourd'hui
qui me parlait un jour
sa veste tombe à terre
avec une fleur dans le col,
je ne peux que regarder
de ma place désarmante
sur un air de campagne vide
(le dos tourné
elle s'éloigne)
Dans la veste marron
se trouvait une silhouette
une étrangère dès aujourdhui
qui me parlait un jour
j'étais venu pour elle
à cette fête molle,
posée sur un banc
le regard toujours le même
dès la première scène
je la déteste
cloitrée qu'elle est dans son silence
de petite fille
au jean flottant,
il m'est permis de le dire
à cette fête qui n'en est
pas une
Dans la veste marron
se trouvait une silhouette
une étrangère dès aujourdhui
qui me parlait un jour
au réveil
après les derniers sursauts d'alcool
je crus rêver cette fille
y étais -je un jour
avec quelqu'un là bas
s'est il passé quelque chose
rien ne sort de ma fouille rien
à part cette image étroite
de sa veste marron
REFRAIN
une veste s'éloigne seule
un sac dans le dos
je lui crie au revoir
le visage fragile
sa bouche solitaire s'ouvre
et en sort la même chose
elle ne dira plus jamais à bientôt
engouffrée sans bruit dans
un tank noir
il n'y a plus de place pour moi
dans ses dérives lentes
vers d'autres villes .
C AVRIL 92 tous droits réservés les P2j
le TROU
Endurance ,
ratures rapides
au confort glissant
sous des plis gracieux
Endurance,
ces endroits que l'on déserte
l'image du néant
à ma gorge elle se voit
l'infecte du trou
au goût horrible
de certains jours,
il vaut mieux courir
grand silence,
point de mot sur mon passage
dans le vif
je jette un oeil vorace
dans la serrure d'une toison
aveugle aujourd'hui
l'infecte du trou
au goût horrible
de certains jours,
il vaut mieux courir
la suite fait encore plus
mal,
alors ....endurance.
C MAI92 tous droits réservés les P2j
ratures rapides
au confort glissant
sous des plis gracieux
Endurance,
ces endroits que l'on déserte
l'image du néant
à ma gorge elle se voit
l'infecte du trou
au goût horrible
de certains jours,
il vaut mieux courir
grand silence,
point de mot sur mon passage
dans le vif
je jette un oeil vorace
dans la serrure d'une toison
aveugle aujourd'hui
l'infecte du trou
au goût horrible
de certains jours,
il vaut mieux courir
la suite fait encore plus
mal,
alors ....endurance.
C MAI92 tous droits réservés les P2j
RAGE DE LA MEMOIRE
un long poème lu
d'une seule traite
d'une voix si grave
à se rompre la gorge
à bout de souffle
à une fille étrange
prise
dans sa petite veste
en pleine nuit
dans l'ordre des fleurs
après le passage
des mille et un cuivres
-Lourd silence -
qui se dessine
-Lourd silence
qui se devine
et l'ensemble retombe
ne t'endors pas petite fille
il y en a d'autres qui attendent
pour une vengeance positive
d'un seul point
sur fond de mémoire brûlée
à bout de souffle,
jusqu'à la fin
-Lourd silence-
qui se dessine
-Lourd silence -
qui se devine
et l'ensemble retombe
pas loin la nuit (x2)
C MAI 92 tous droits réservés les P2j
d'une seule traite
d'une voix si grave
à se rompre la gorge
à bout de souffle
à une fille étrange
prise
dans sa petite veste
en pleine nuit
dans l'ordre des fleurs
après le passage
des mille et un cuivres
-Lourd silence -
qui se dessine
-Lourd silence
qui se devine
et l'ensemble retombe
ne t'endors pas petite fille
il y en a d'autres qui attendent
pour une vengeance positive
d'un seul point
sur fond de mémoire brûlée
à bout de souffle,
jusqu'à la fin
-Lourd silence-
qui se dessine
-Lourd silence -
qui se devine
et l'ensemble retombe
pas loin la nuit (x2)
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TERRAIN VAGUE
Je me vois dans une boite
en marbre plein de luxe
en bois bien vétuste
et fourrée dans un trou
un caveau de famille
entouré d'une foule
ou d'un désert de gens ,
soupoudré de sable ...
au revoir
floriane, thierry , sylvie
alain, robert, félicia
marraine marraine, noella , édouard
sophie, gaelle, kristinn
génot, joséphine au revoir
retour à l'innocence
en quête
du geste facile
d'un corps simple.
C OCT 81 c tous droits réservés les P2j
en marbre plein de luxe
en bois bien vétuste
et fourrée dans un trou
un caveau de famille
entouré d'une foule
ou d'un désert de gens ,
soupoudré de sable ...
au revoir
floriane, thierry , sylvie
alain, robert, félicia
marraine marraine, noella , édouard
sophie, gaelle, kristinn
génot, joséphine au revoir
retour à l'innocence
en quête
du geste facile
d'un corps simple.
C OCT 81 c tous droits réservés les P2j
COURSE DE TETE ENRAGEE
course pour ne pas être
un livre sans nom sans visage
un livre aveugle
dans une corbeille à dix balles
invendable
même à bas prix
d'une époque froide
les bras m'en tombent
envie folle de bouger
pour mourir au moins
au soleil,
dehors
loin de cette corbeille
arrachée par des pieds goinfres
bien trop chers.
vite une boîte en fer
si ça brule si ça brule
déjà pas mal
dans ma tête
développe une oeuvre développe
merde il disjoncte
se prend -il pour quelqu'un d'autre
un poids sur une feuille
qu'Elle ne lira même pas
vite une boîte en fer
si ça brule si ca brule
déjà pas mal
dans ma tête
course pour ne pas être
un livre sans nom
dans une corbeille à dix balles
et ne pas mourir.
C AVRIL 92 tous droits réservés les P2j
un livre sans nom sans visage
un livre aveugle
dans une corbeille à dix balles
invendable
même à bas prix
d'une époque froide
les bras m'en tombent
envie folle de bouger
pour mourir au moins
au soleil,
dehors
loin de cette corbeille
arrachée par des pieds goinfres
bien trop chers.
vite une boîte en fer
si ça brule si ça brule
déjà pas mal
dans ma tête
développe une oeuvre développe
merde il disjoncte
se prend -il pour quelqu'un d'autre
un poids sur une feuille
qu'Elle ne lira même pas
vite une boîte en fer
si ça brule si ca brule
déjà pas mal
dans ma tête
course pour ne pas être
un livre sans nom
dans une corbeille à dix balles
et ne pas mourir.
C AVRIL 92 tous droits réservés les P2j
CRI DE DEPART
J'ai pu crier
à la gare centrale
au milieu
en attendant silke
sur le quai pour berlin
silke revient
quelque chose cloche
les secondes s'emballent,
et me bousculent toujours plus loin
traites les secondes
sur les énormités puériles
j'ai pû les crier
d'un geste lent
de mes mains vagues
entre les malles :
hello
hello silke
à chaque seconde
à chaque seconde
C MAI 91 tous droits réservés les P2j
à la gare centrale
au milieu
en attendant silke
sur le quai pour berlin
silke revient
quelque chose cloche
les secondes s'emballent,
et me bousculent toujours plus loin
traites les secondes
sur les énormités puériles
j'ai pû les crier
d'un geste lent
de mes mains vagues
entre les malles :
hello
hello silke
à chaque seconde
à chaque seconde
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LE MONSTRE EN PETITE FORME
petite pause après l'éclat
du coeur
avec un léonie saxophone
à la main
une main absurde qui ne joue pas,
elle ne met rien dedans
puis la reconstitution
dans une petite pièce
il y a rencontre possible
malgré les simples trous
de la mémoire
rentrée du crâne
de la longueur d'un tiroir
laminé sur un temps
trop long
de simples mots
en réserve
d'émotions mystérieuses
et diverses
nullement là pour faire mal
bien au contraire
même dans un brouillard total,
le mien
rentrée du crâne
de la longueur d'un tiroir
laminé sur un temps
trop long
le monstre s'énerve
il s'en prend à ce salaud de père
d'un enfant gâté
distillant l'ennui .
C MARS 92 tous droits réservés les P2j
du coeur
avec un léonie saxophone
à la main
une main absurde qui ne joue pas,
elle ne met rien dedans
puis la reconstitution
dans une petite pièce
il y a rencontre possible
malgré les simples trous
de la mémoire
rentrée du crâne
de la longueur d'un tiroir
laminé sur un temps
trop long
de simples mots
en réserve
d'émotions mystérieuses
et diverses
nullement là pour faire mal
bien au contraire
même dans un brouillard total,
le mien
rentrée du crâne
de la longueur d'un tiroir
laminé sur un temps
trop long
le monstre s'énerve
il s'en prend à ce salaud de père
d'un enfant gâté
distillant l'ennui .
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FIDELE PERTE
à genoux
tombe un rêve
bien trop grand
pour celle
qui était
Je ne peux te tromper
kristinn
même entre les bras d'un(e) autre
fidèle perte
jusqu'au moindre grain
peux tu m'entendre
au-delà du fossé
je ne peux te tromper
kristinn
en quittant la place
d'une mémoire rapide
n'abandonne pas
cet homme triste
fondu dans un lit étroit
en panne pour longtemps
je ne peux te tromper
kristinn
fidèle perte
suis-je digne
dans mon impuissance
à trouver ton double
même gestes même odeurs
un doux ensemble
à mon cou
je ne peux te tromper
kristinn
je ne peux/je ne veux
le doute sordide
sur les traces qui s'effacent,
et plus personne.
C MARS 92 tous droit réservés les P2j
tombe un rêve
bien trop grand
pour celle
qui était
Je ne peux te tromper
kristinn
même entre les bras d'un(e) autre
fidèle perte
jusqu'au moindre grain
peux tu m'entendre
au-delà du fossé
je ne peux te tromper
kristinn
en quittant la place
d'une mémoire rapide
n'abandonne pas
cet homme triste
fondu dans un lit étroit
en panne pour longtemps
je ne peux te tromper
kristinn
fidèle perte
suis-je digne
dans mon impuissance
à trouver ton double
même gestes même odeurs
un doux ensemble
à mon cou
je ne peux te tromper
kristinn
je ne peux/je ne veux
le doute sordide
sur les traces qui s'effacent,
et plus personne.
C MARS 92 tous droit réservés les P2j
Faible revenu
Après la bataille
avec la dame
faîtes d'échecs et de dégouts
de mauvaises cartes tirées
j'en suis si faible revenu
Totalement à plat
usé jusqu'au bout
pas de quoi impressionner
la moindre crotte
j'en suis faible revenu
en fait elle n'avait plus
rien à me dire
que de la boue à m'envoyer
reconnaissant son erreur
la fuite brutale
s'est décidée
j'en suis faible revenu
le temps passe
et la brume me cerne
je moisis en son sein
et je me rêvais à notre table
le jour de la rupture
depuis se fige les sentiments
Quel est le problème
ouais le tien ?!!?
j'en étais faible revenu
que nenni
je ne me déclare pas battu
ne suis-je pas un homme
presque animal
l'instinct à ma base fixé
que dedans mon désespoir
je puisse trouver et m'offrir
une nouvelle bouche
dans une boîte neuve
quitte à rajouter de la soie
et des roses en pagaille ,
pour l'heure je mange des herbes mauvaises
car j'en suis si faible revenu
(l'oublier je voudrais x2)
C523 NOV99 tous droits réservés les P2j
avec la dame
faîtes d'échecs et de dégouts
de mauvaises cartes tirées
j'en suis si faible revenu
Totalement à plat
usé jusqu'au bout
pas de quoi impressionner
la moindre crotte
j'en suis faible revenu
en fait elle n'avait plus
rien à me dire
que de la boue à m'envoyer
reconnaissant son erreur
la fuite brutale
s'est décidée
j'en suis faible revenu
le temps passe
et la brume me cerne
je moisis en son sein
et je me rêvais à notre table
le jour de la rupture
depuis se fige les sentiments
Quel est le problème
ouais le tien ?!!?
j'en étais faible revenu
que nenni
je ne me déclare pas battu
ne suis-je pas un homme
presque animal
l'instinct à ma base fixé
que dedans mon désespoir
je puisse trouver et m'offrir
une nouvelle bouche
dans une boîte neuve
quitte à rajouter de la soie
et des roses en pagaille ,
pour l'heure je mange des herbes mauvaises
car j'en suis si faible revenu
(l'oublier je voudrais x2)
C523 NOV99 tous droits réservés les P2j
LE RYTHME DE LA NATURE
Je m'en vais prendre
le risque de suivre
le rythme de la nature,
son vrai visage
sur la place royale
je réintègre la fleur de lys
à la hauteur de sa lumière
mon corps illuminé
jusqu'à la place des victoires
je broie ces faces modèles
ces vestes grises
ces commerçants avides
de mon âme
je m'en vais retenir la
couronne
et la placer au-dessus
d'un bouquet de roses
en avance des épines
envolée à la fin de la bataille
avec en main une épée
et fine cuirasse
pour de nouveaux territoires
de mon corps à découvert
course rapide rapide
pour défaire le col
son cadre si étroit
avant ma fin du siècle,
(radicale explosion)
je m'en vais retenir la
couronne
et la placer au-dessus
d'un bouquet de roses
en avance des épines
blessures animales (x2)
course rapide
s'en aller rejoindre l'esprit slave
et sa boiserie intérieure
en obstacle farouche
de ce tabou (chose informe)
avec
repriser à son début la mutilation
de l'esprit français ,
place des vosges
je veux être mon propre roi
C FEV92 Tous droits réservés les P2j
le risque de suivre
le rythme de la nature,
son vrai visage
sur la place royale
je réintègre la fleur de lys
à la hauteur de sa lumière
mon corps illuminé
jusqu'à la place des victoires
je broie ces faces modèles
ces vestes grises
ces commerçants avides
de mon âme
je m'en vais retenir la
couronne
et la placer au-dessus
d'un bouquet de roses
en avance des épines
envolée à la fin de la bataille
avec en main une épée
et fine cuirasse
pour de nouveaux territoires
de mon corps à découvert
course rapide rapide
pour défaire le col
son cadre si étroit
avant ma fin du siècle,
(radicale explosion)
je m'en vais retenir la
couronne
et la placer au-dessus
d'un bouquet de roses
en avance des épines
blessures animales (x2)
course rapide
s'en aller rejoindre l'esprit slave
et sa boiserie intérieure
en obstacle farouche
de ce tabou (chose informe)
avec
repriser à son début la mutilation
de l'esprit français ,
place des vosges
je veux être mon propre roi
C FEV92 Tous droits réservés les P2j
ENCORE POURQUOI
Je dis encore pourquoi
quand il rentre en gueulant
la gorge saoule
le visage fermé
les mains cruelles
la poitrine dure
quand il reste debout toujours
dès le matin
pour y mettre fin le soir
sans rien dire
au fond des couvertures
double père double père
à l'extérieur il veille
double père double père
à l'intérieur il se faufile
il claque la porte
celle de bois
bruit de fer pourtant
et les feux s'éteignent
même dans ma tête
quand il passe et repasse
ouvre les portes
et fonce dans le décor,
le décor fragile d'un enfant
déjà vieux
double père double père
à l'extérieur il veille
double père double père
à l'intérieur il se faufile
jusqu'au soir il veille
vérouille pour la nuit
chaque pièce
puis dans mon coeur
qui ne sait plus où se placer,
tout rend l'âme
entre ses mains et son visage
il veille au gaz
et s'enferme un peu plus
puis ce soir
reste dans le couloir
avec un coutelas dans la main
coupe les fusibles
et nous enferme dans une chambre
jusqu'au lendemain
pour se lever comme
si de rien n'était
double père double père
à l'extérieur il veille
double père double père
à l'intérieur il se faufile
je dis encore pourquoi
le long de chaque jour
qui se ressemble tant
pour disparaitre au bout
de l'année
à l'image de ce corps meurtri
aucune chance dès le début
dehors il a dû perdre
ses mots ses yeux protecteurs
ses mains chaudes
les couleurs de l'île
dès le hall
pour ne plus jamais rien dire
et s'enfoncer dans l'oubli
avec ses vieilles cartes
mais le mal se fixe
encore un trouble pour ce soir
il va rejoindre le reste
d'une vie misérable,
je demande pourquoi
cette énième marque de désespoir
le flambeau se fixe et se
renouvelle.
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quand il rentre en gueulant
la gorge saoule
le visage fermé
les mains cruelles
la poitrine dure
quand il reste debout toujours
dès le matin
pour y mettre fin le soir
sans rien dire
au fond des couvertures
double père double père
à l'extérieur il veille
double père double père
à l'intérieur il se faufile
il claque la porte
celle de bois
bruit de fer pourtant
et les feux s'éteignent
même dans ma tête
quand il passe et repasse
ouvre les portes
et fonce dans le décor,
le décor fragile d'un enfant
déjà vieux
double père double père
à l'extérieur il veille
double père double père
à l'intérieur il se faufile
jusqu'au soir il veille
vérouille pour la nuit
chaque pièce
puis dans mon coeur
qui ne sait plus où se placer,
tout rend l'âme
entre ses mains et son visage
il veille au gaz
et s'enferme un peu plus
puis ce soir
reste dans le couloir
avec un coutelas dans la main
coupe les fusibles
et nous enferme dans une chambre
jusqu'au lendemain
pour se lever comme
si de rien n'était
double père double père
à l'extérieur il veille
double père double père
à l'intérieur il se faufile
je dis encore pourquoi
le long de chaque jour
qui se ressemble tant
pour disparaitre au bout
de l'année
à l'image de ce corps meurtri
aucune chance dès le début
dehors il a dû perdre
ses mots ses yeux protecteurs
ses mains chaudes
les couleurs de l'île
dès le hall
pour ne plus jamais rien dire
et s'enfoncer dans l'oubli
avec ses vieilles cartes
mais le mal se fixe
encore un trouble pour ce soir
il va rejoindre le reste
d'une vie misérable,
je demande pourquoi
cette énième marque de désespoir
le flambeau se fixe et se
renouvelle.
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FAUSSE MISERE
Faible privation
vu la gourmandise
en se relevant de terre,
dégringolade
par la petite porte
vertige de haut
pour recueillir
un peu d'amour
à voir dedans
Fausse misère
quand tu t'oublies
vies chiennes
d'un fond de tête
l'obsèque d'un gâchis
annoncé
déplacement du vent pour
peu de choses,
de la période honteuse
en sort une petite voix
Fausse misère
quand tu t'oublies
vies chiennes
d'un fond de tête
sauvagerie intime
des places inconscientes,
il ne reste qu'une
énorme gourmandise.
dis moi vaste crocodile
pourquoi ne pleurs-tu jamais ?
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vu la gourmandise
en se relevant de terre,
dégringolade
par la petite porte
vertige de haut
pour recueillir
un peu d'amour
à voir dedans
Fausse misère
quand tu t'oublies
vies chiennes
d'un fond de tête
l'obsèque d'un gâchis
annoncé
déplacement du vent pour
peu de choses,
de la période honteuse
en sort une petite voix
Fausse misère
quand tu t'oublies
vies chiennes
d'un fond de tête
sauvagerie intime
des places inconscientes,
il ne reste qu'une
énorme gourmandise.
dis moi vaste crocodile
pourquoi ne pleurs-tu jamais ?
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RADICALE OBSESSION
Le corps raide
même dans la danse
du sommeil
en garde pour maintenir
l'ordre sur chaque jour
dans chaque pièce
la porte fermée à double tour
protégé ds bruits hostiles
et de l'air usé
dès le lever du jour
sur pied pour mettre l'ordre
en fuite de la lumière
accroché aux murs
toujours un peu plus sales
par manque d'oxygène
maintenu sur place
la tête dans le four
à tout vérifier
chaque bouton plus tout neuf
sans danger
chaque objet sur les côtés
et l'image qui défile
à l'écran
à un rythme fixe
des yeux
bien rangés dans un placard
et s'accumulent les poussières
des ans
le témoin seul du vivant
d'un coeur qui bat
dans les coins des plantes se meurent
comme ce corps courageux
qui gonfle à chaque seconde d'inaction
enfermée dans un crâne
impossible (il laisse si peu de gestes)
jusqu'au soir
pour recommencer le lendemain
pour ne jamais s'arrêter ,
jusqu'au soir
pour s'en aller coucher
et reconstruire
un être double
de la fenêtre
j'assume le gamin
trop futile trop bruyant
sur une planche à roues
mes mains prêtes à en finir
(beaucoup trop de vitalité)
aujourd' hui tout parait normal
car au moindre doute
de grosses gouttes perlent
sur mon front
en bataille
prit dans les veines chargées
de pulsions féroces,
elles se retrouvent dans les yeux
prêts à tirer
sur tout ce qui bouge
à la maison
rien de tout cela ,
le silence règne.
C FEV 92 tous droits réservés les P2j
même dans la danse
du sommeil
en garde pour maintenir
l'ordre sur chaque jour
dans chaque pièce
la porte fermée à double tour
protégé ds bruits hostiles
et de l'air usé
dès le lever du jour
sur pied pour mettre l'ordre
en fuite de la lumière
accroché aux murs
toujours un peu plus sales
par manque d'oxygène
maintenu sur place
la tête dans le four
à tout vérifier
chaque bouton plus tout neuf
sans danger
chaque objet sur les côtés
et l'image qui défile
à l'écran
à un rythme fixe
des yeux
bien rangés dans un placard
et s'accumulent les poussières
des ans
le témoin seul du vivant
d'un coeur qui bat
dans les coins des plantes se meurent
comme ce corps courageux
qui gonfle à chaque seconde d'inaction
enfermée dans un crâne
impossible (il laisse si peu de gestes)
jusqu'au soir
pour recommencer le lendemain
pour ne jamais s'arrêter ,
jusqu'au soir
pour s'en aller coucher
et reconstruire
un être double
de la fenêtre
j'assume le gamin
trop futile trop bruyant
sur une planche à roues
mes mains prêtes à en finir
(beaucoup trop de vitalité)
aujourd' hui tout parait normal
car au moindre doute
de grosses gouttes perlent
sur mon front
en bataille
prit dans les veines chargées
de pulsions féroces,
elles se retrouvent dans les yeux
prêts à tirer
sur tout ce qui bouge
à la maison
rien de tout cela ,
le silence règne.
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NOUVELLE PIRATE
Elle joue un jeu
avec ses propres règles
toujours debout,
et s'étonne s'étonne (bien après)
de ses petits rêves
et elle file encore plus vite
vers un autre
d'un seul doigt
bruler son propre jeu
dans des sacs énormes
auto satisfaction
au creux du visage
qui ne déteint plus
à son retour (pied solide)
elle s'étonne s'étonne
de ce rien au bout
et que tout a changé
elle s'arrête un peu (pied fragile)
et pleure ,
de sa maigre place
butte sur quelques mots
reconstitue sa vie impossible
et s"éloigne à nouveau
vers une autre capitale
- elle doit faire -
le jeu n'attend pas
auto satisfaction
au creux du visage
qui ne déteint plus
le jeu continu
à se salir .
(de ses petits rêves
de ses petits rêves).
C MAI 92 tous droits réservés les P2j
avec ses propres règles
toujours debout,
et s'étonne s'étonne (bien après)
de ses petits rêves
et elle file encore plus vite
vers un autre
d'un seul doigt
bruler son propre jeu
dans des sacs énormes
auto satisfaction
au creux du visage
qui ne déteint plus
à son retour (pied solide)
elle s'étonne s'étonne
de ce rien au bout
et que tout a changé
elle s'arrête un peu (pied fragile)
et pleure ,
de sa maigre place
butte sur quelques mots
reconstitue sa vie impossible
et s"éloigne à nouveau
vers une autre capitale
- elle doit faire -
le jeu n'attend pas
auto satisfaction
au creux du visage
qui ne déteint plus
le jeu continu
à se salir .
(de ses petits rêves
de ses petits rêves).
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L 'IRRECUPERABLE
Je jette les habits souillés
et m'extraie de cette pièce
à cheval sur plusieurs siècles
brise la porte en tous genres
avec un cri peu familier
dehors,
les mains prêtes à battre
quelques minutes d'attention
pour remplir la semaine
et les sentiments abattus
(l'énigme de la substance)
je jette les habits souillés
dans un sac banal,
faits d'arme dans un placard
les pieds devant,
tapis de haine
à l'intérieur d'un geste
d'amour
quelques minutes d'attention
pour remplir la semaine
et les sentiments abattus
(l'énigme de la substance)
la demande fracturée
entre les mains du plus sourd,
brouillard constant.
C FEV.92 tous droits réservés les P2j
et m'extraie de cette pièce
à cheval sur plusieurs siècles
brise la porte en tous genres
avec un cri peu familier
dehors,
les mains prêtes à battre
quelques minutes d'attention
pour remplir la semaine
et les sentiments abattus
(l'énigme de la substance)
je jette les habits souillés
dans un sac banal,
faits d'arme dans un placard
les pieds devant,
tapis de haine
à l'intérieur d'un geste
d'amour
quelques minutes d'attention
pour remplir la semaine
et les sentiments abattus
(l'énigme de la substance)
la demande fracturée
entre les mains du plus sourd,
brouillard constant.
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LE CHANGE DE PERE
merci père merci père
mais je ne te suivrais pas
dans la tombe précoce
et je prendrais de la hauteur
face à ton ventre lourd
qui ne peut me féconder
merci père
mais dès à présent
ou pour bientôt
mes émotions dessinent
un être renouvellé
à l'intérieur du crâne
sans cheveux blanc
à la case départ
merci père
mais la vie a quitté la demeure
y était elle une fois une seule
je la suis loin de ces mains malades
même pour une voie injuste
merci père
mais je change de sphère
retour au niveau zéro,
les yeux forts
et me choisis
j'arrête j'arrête
de t'appliquer avec aisance
j'entame mon propre père
à la sortie d'une chute
vertigineuse,
je la suis.
C FEV.92 tous droits réservés les P2j
mais je ne te suivrais pas
dans la tombe précoce
et je prendrais de la hauteur
face à ton ventre lourd
qui ne peut me féconder
merci père
mais dès à présent
ou pour bientôt
mes émotions dessinent
un être renouvellé
à l'intérieur du crâne
sans cheveux blanc
à la case départ
merci père
mais la vie a quitté la demeure
y était elle une fois une seule
je la suis loin de ces mains malades
même pour une voie injuste
merci père
mais je change de sphère
retour au niveau zéro,
les yeux forts
et me choisis
j'arrête j'arrête
de t'appliquer avec aisance
j'entame mon propre père
à la sortie d'une chute
vertigineuse,
je la suis.
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peau inconnue
matin au miroir
lever rigide
dans une peau inconnue
troublée par
les anciens rêves
au milieu
sur les genoux
seul dans sa tombe
le dernier réflexe d'un vieux
malgré son jeune âge
destruction imprécise
sale héritage
clou précis
dès le début
jusqu'à ce matin
au miroir
le visage sans vie (x3)
C JANV .92 tous droits réservés les P2j
lever rigide
dans une peau inconnue
troublée par
les anciens rêves
au milieu
sur les genoux
seul dans sa tombe
le dernier réflexe d'un vieux
malgré son jeune âge
destruction imprécise
sale héritage
clou précis
dès le début
jusqu'à ce matin
au miroir
le visage sans vie (x3)
C JANV .92 tous droits réservés les P2j
la FUITE DES YEUX
je fuis je rigole
je fuis je rigole
vers un canal d'ourq
sur la place de l'église,
m'immoler à grand feu
sur un bois de doute
et d'indifference,
sous les yeux
de vastes coupures
je fuis je rigole
je fuis je rigole
de mes yeux liquides
sous les yeux
de vastes coupures
l'énormité des yeux
du haut de ma place rigide
pas certain d'avoir rigolé
peut être du fond de ma gorge
rattaché à un poumon
une chose est sûre
je continue à fuir.
NOV.91 Tous droits réservés les P2j
je fuis je rigole
vers un canal d'ourq
sur la place de l'église,
m'immoler à grand feu
sur un bois de doute
et d'indifference,
sous les yeux
de vastes coupures
je fuis je rigole
je fuis je rigole
de mes yeux liquides
sous les yeux
de vastes coupures
l'énormité des yeux
du haut de ma place rigide
pas certain d'avoir rigolé
peut être du fond de ma gorge
rattaché à un poumon
une chose est sûre
je continue à fuir.
NOV.91 Tous droits réservés les P2j
PARCOURS LUNAIRE
J'entends venir ces 10 000femmes
tant souhaitées
leurs mains tendues
vers ma nuque bizarre
si raide à l'instant
leurs mains à 10doigts et plus
armées de 100 000 bagues
j'entends venir
j'entends venir ...
sur un parcours mal tracé
elles viennent viennent
s'allonger pendant 10heures
sur un lit aux murs bleus
et s'interrogent mes 10doigts
puis se glisser
dans une baignoire enfin propre
leurs mains portées à mes hanches
grasses
et à ma nuque si raide
même à grande eau
j'entends venir
j'entends venir...
sur un parcours mal tracé
sur leur peau lisse
se glisse une odeur sensible
jusqu'à mes narines urgentes
et à leur cou célèbre
un collier d'origine
marqué d'un cas double
j'entends venir
j'entends venir....
sur un parcours mal tracé
tant de couleurs
à fort goût de sucre
du jaune du bleu du rouge
mélangées au miennes
du noir du noir et encore [du ....]
plus loin qu'un mal de tête
saisie par l'objectif
j'entends venir
j'entends venir....
sur un parcours mal tracé
j'entends venir x4
NOV.91 tous droits réservés
tant souhaitées
leurs mains tendues
vers ma nuque bizarre
si raide à l'instant
leurs mains à 10doigts et plus
armées de 100 000 bagues
j'entends venir
j'entends venir ...
sur un parcours mal tracé
elles viennent viennent
s'allonger pendant 10heures
sur un lit aux murs bleus
et s'interrogent mes 10doigts
puis se glisser
dans une baignoire enfin propre
leurs mains portées à mes hanches
grasses
et à ma nuque si raide
même à grande eau
j'entends venir
j'entends venir...
sur un parcours mal tracé
sur leur peau lisse
se glisse une odeur sensible
jusqu'à mes narines urgentes
et à leur cou célèbre
un collier d'origine
marqué d'un cas double
j'entends venir
j'entends venir....
sur un parcours mal tracé
tant de couleurs
à fort goût de sucre
du jaune du bleu du rouge
mélangées au miennes
du noir du noir et encore [du ....]
plus loin qu'un mal de tête
saisie par l'objectif
j'entends venir
j'entends venir....
sur un parcours mal tracé
j'entends venir x4
NOV.91 tous droits réservés
SAUCE NEVROTIQUE
Un moment d'absence
pas un de plus
sur une lenteur inhumaine
la dure loi des petits désirs
entre les rêves de tueur
et les griffes d'un cas difficile
le rouge capricieux aux lèvres
par joli coeur d'arrivée odieuse
Courbé , je reccueille la poussière
sombre courage à bout de bras
ce poids lourd en bas du dos
raide
à fort goût de moêlle
noyée dans la graisse
sur un restant de boulevard
éclairé de lumières couteuses
serait ce ce dernier verre
venu en trop
troubler mon regard
sur son corps encore hier
tant aimé
sur les lieux
Courbé, je reccueille la poussière
encore hier
jeté à ses épaules courtes
la pente joyeuse
sur un visage mobile
en amont du crâne
éxécuté par quelques
mots
grotesques aujourd'hui
même suédois
Courbé, je reccueille la poussière
moment d'absence
pas un de plus
sur plusieurs mois et en sortir
mais il est trop tard
à la petite table d'hier
des morceaux recollés
il en sort
une gueule cohérente (apparente)
une ou deux idées claires
sur une tension paisible
et pourtant pourtant
Courbé, courbé je reccueille la poussière
moment d'absence
pas un de plus
il manque du monde *
pour tout combler
et laisser prendre
le jus à l'intérieur
sauce névrotique
elle recommence
sauce névrotique
à manquer de gout beaucoup
par la suite .
pas un de plus
sur une lenteur inhumaine
la dure loi des petits désirs
entre les rêves de tueur
et les griffes d'un cas difficile
le rouge capricieux aux lèvres
par joli coeur d'arrivée odieuse
Courbé , je reccueille la poussière
sombre courage à bout de bras
ce poids lourd en bas du dos
raide
à fort goût de moêlle
noyée dans la graisse
sur un restant de boulevard
éclairé de lumières couteuses
serait ce ce dernier verre
venu en trop
troubler mon regard
sur son corps encore hier
tant aimé
sur les lieux
Courbé, je reccueille la poussière
encore hier
jeté à ses épaules courtes
la pente joyeuse
sur un visage mobile
en amont du crâne
éxécuté par quelques
mots
grotesques aujourd'hui
même suédois
Courbé, je reccueille la poussière
moment d'absence
pas un de plus
sur plusieurs mois et en sortir
mais il est trop tard
à la petite table d'hier
des morceaux recollés
il en sort
une gueule cohérente (apparente)
une ou deux idées claires
sur une tension paisible
et pourtant pourtant
Courbé, courbé je reccueille la poussière
moment d'absence
pas un de plus
il manque du monde *
pour tout combler
et laisser prendre
le jus à l'intérieur
sauce névrotique
elle recommence
sauce névrotique
à manquer de gout beaucoup
par la suite .
LES SIGNES DEVENUS
avec mes feuilles lourdes
dans mes sacs pratiques
le sinistre en couleur
d'un trop plein
la démarche sale
qui égrène la ville
les bras rongés de livres
en escrime d'un bic
brillent encore mes yeux brillent ,
si mes sacs si....
ne me regarde pas frère soeur
j'ai crû bien faire
mes cheveux ne peuvent rien dire
sur le trajet solitaire
un banc l'endroit sec
d'un point à l'autre
le sinistre de la bouche
qui ne rigole même plus
brillent encore mes yeux brillent
si mes sacs si.....
la fontaine impec sur un banc
le coeur fermé
accélère mon chant dégringole
un flot de plans d'idées
à défaire peu de temps
très peu avant la nuit
pour que cela recommence,
demain
ne demande rien frère ,
tout tient dans mes sacs
usés par la marche
qui n'a jamais sû trouver un sens
j'ai tant de chose à faire
et encore plus à défaire
pour ....
monsieur ....que dire ?
mes sacs ne parlent jamais pour moi
brillent encore mes yeux brillent,
si mes sacs si....
soeur
n'éloigne pas ce que tu possèdes
je n'ai jamais su leur parler ,
parle voir d'un bain d'une caresse
pour ma peau hostile devenue
le dos pulvérise
mes bras qui l'accompagnent ,
restent encore mes yeux
ils parlent
brillent encore mes yeux brillent ,
si mes sacs si ....
un intérieur de peste
le noyau de tête qui ne donne
rien
dépose moi frère sur la côte
nourrie moi cette niche en incruste
mais apprends que
je ne suis jamais tombé
même pour sur une soupe à l'arrière
mange la racine mange
pour suivre la maigre route
brillent encore mes yeux brillent ,
si mes sacs si...
le poids de ....
la maigre route en boucle
les bras si chargés
mais
sans filet la fatigue sans
(laisse moi te montrer un beau cahier )
plus d'appui dans mes sacs
dans ces feuilles ces délicates
l'aisance d'une vie
juste des signes devenus
(sournois les signes )
C MAI 91 tous droits réservés les P2j
dans mes sacs pratiques
le sinistre en couleur
d'un trop plein
la démarche sale
qui égrène la ville
les bras rongés de livres
en escrime d'un bic
brillent encore mes yeux brillent ,
si mes sacs si....
ne me regarde pas frère soeur
j'ai crû bien faire
mes cheveux ne peuvent rien dire
sur le trajet solitaire
un banc l'endroit sec
d'un point à l'autre
le sinistre de la bouche
qui ne rigole même plus
brillent encore mes yeux brillent
si mes sacs si.....
la fontaine impec sur un banc
le coeur fermé
accélère mon chant dégringole
un flot de plans d'idées
à défaire peu de temps
très peu avant la nuit
pour que cela recommence,
demain
ne demande rien frère ,
tout tient dans mes sacs
usés par la marche
qui n'a jamais sû trouver un sens
j'ai tant de chose à faire
et encore plus à défaire
pour ....
monsieur ....que dire ?
mes sacs ne parlent jamais pour moi
brillent encore mes yeux brillent,
si mes sacs si....
soeur
n'éloigne pas ce que tu possèdes
je n'ai jamais su leur parler ,
parle voir d'un bain d'une caresse
pour ma peau hostile devenue
le dos pulvérise
mes bras qui l'accompagnent ,
restent encore mes yeux
ils parlent
brillent encore mes yeux brillent ,
si mes sacs si ....
un intérieur de peste
le noyau de tête qui ne donne
rien
dépose moi frère sur la côte
nourrie moi cette niche en incruste
mais apprends que
je ne suis jamais tombé
même pour sur une soupe à l'arrière
mange la racine mange
pour suivre la maigre route
brillent encore mes yeux brillent ,
si mes sacs si...
le poids de ....
la maigre route en boucle
les bras si chargés
mais
sans filet la fatigue sans
(laisse moi te montrer un beau cahier )
plus d'appui dans mes sacs
dans ces feuilles ces délicates
l'aisance d'une vie
juste des signes devenus
(sournois les signes )
C MAI 91 tous droits réservés les P2j
DEMESURES D INTERIEUR
Baignoire eau chaude
dedans s'y couler
une bouche meurtrie
dans le sale du liquide
miroir lumières
devant s'y mirer
une haleine d'alcool
jamais pareille à ce jour
Dérapage à vitesse double,
démesures d'intérieur
Armoire tranquille
se vêtir coton
parfum tragique
de la tôle fadasse
des souffles piteux
cuisine vues d'été
s'y crouter serein
une table en sueur
pour un pas grand chose mineur
un pet dans les narines
Dérapage à vitesse double,
démesures d'intérieur
Salon une tasse un sucre
l'espagnolade un pas de danse
brouille aux lèvres
un macro dans un siège
satiné de crasse
Dérapage à vitesse double,
démesures d'intérieur
bagnole vertes allées
et se glisser dans un rôle drôle
après le dernier rhum,
j'attends le dessert.
C52 MARS 1984 tous droits réservés les P2j
dedans s'y couler
une bouche meurtrie
dans le sale du liquide
miroir lumières
devant s'y mirer
une haleine d'alcool
jamais pareille à ce jour
Dérapage à vitesse double,
démesures d'intérieur
Armoire tranquille
se vêtir coton
parfum tragique
de la tôle fadasse
des souffles piteux
cuisine vues d'été
s'y crouter serein
une table en sueur
pour un pas grand chose mineur
un pet dans les narines
Dérapage à vitesse double,
démesures d'intérieur
Salon une tasse un sucre
l'espagnolade un pas de danse
brouille aux lèvres
un macro dans un siège
satiné de crasse
Dérapage à vitesse double,
démesures d'intérieur
bagnole vertes allées
et se glisser dans un rôle drôle
après le dernier rhum,
j'attends le dessert.
C52 MARS 1984 tous droits réservés les P2j
PAS DE CRIMES
Dans l'escalier d'une folie
sous leurs couteaux rageurs
se logent des plumes
que ma peau fortifie
sur un fil tout couillon
se jettent des funérailles
lignées de onze heurts
soin d'un gang poli
au litre de sueur
Pour l'instant
pas de crime
simplement,
une geste solitaire
dans un récipient dégarni
sommeille un fond de nitro
bouché d'une fin volontaire
qu il bu !
Pour l'instant
pas de crime
simplement,
un geste solitaire
une fin volontaire
qu'il bu !
C29 OCT.83 tous droits réservés les P2j
sous leurs couteaux rageurs
se logent des plumes
que ma peau fortifie
sur un fil tout couillon
se jettent des funérailles
lignées de onze heurts
soin d'un gang poli
au litre de sueur
Pour l'instant
pas de crime
simplement,
une geste solitaire
dans un récipient dégarni
sommeille un fond de nitro
bouché d'une fin volontaire
qu il bu !
Pour l'instant
pas de crime
simplement,
un geste solitaire
une fin volontaire
qu'il bu !
C29 OCT.83 tous droits réservés les P2j
SOURDINE
Claqué la porte définitive
au goût malhonnête
au loin un paquet de foules
à la carapace vide
plastique mou à la dégaine rigide
rire de pôles aux épaules
cousues de crasse fine
la tempe fatiguée la cavité oblongue
de regards vifs aigus
contre un mur d'importance
flanqué d'un doute en sourdine.
C28 OCT83 tous droits réservés lesP2j
au goût malhonnête
au loin un paquet de foules
à la carapace vide
plastique mou à la dégaine rigide
rire de pôles aux épaules
cousues de crasse fine
la tempe fatiguée la cavité oblongue
de regards vifs aigus
contre un mur d'importance
flanqué d'un doute en sourdine.
C28 OCT83 tous droits réservés lesP2j
LE NIAGARA DES FIBRES
Tu l'entends
la gorge des neurones
l'électrochoc supérieur
tout solide devient liquide
la mécanique se confond
aux tambours d'une valse bavarde
vide circulaire d'importance
déversé en trombes un nocturne d'aléas
formes cruelles qui
s'agressent en rafales délétères
là à la gorge des neurones
(tout de suite au fond)
j'ai dû perdre le fil
dans cette impressionde noeuds
un jour par hasard
dès le début
le vide
sous les coupes minutieuses
de pulsations pointues repointues
(le score avide)
l'énormité des pilules chatoyantes
le tableau en érection
de violences difficiles
miroir extrême
auparavant désert
la brisure qui s'agite
le tumulte suraigu
alors fuite du jour
aux antipodes de ces pylones
lénifiants par beau temps
j'ai dû perdre le fil
dans cette impression de noeuds
un jour par hasard
dès le début
C7 NOV82 tous droits réservés les P2j
la gorge des neurones
l'électrochoc supérieur
tout solide devient liquide
la mécanique se confond
aux tambours d'une valse bavarde
vide circulaire d'importance
déversé en trombes un nocturne d'aléas
formes cruelles qui
s'agressent en rafales délétères
là à la gorge des neurones
(tout de suite au fond)
j'ai dû perdre le fil
dans cette impressionde noeuds
un jour par hasard
dès le début
le vide
sous les coupes minutieuses
de pulsations pointues repointues
(le score avide)
l'énormité des pilules chatoyantes
le tableau en érection
de violences difficiles
miroir extrême
auparavant désert
la brisure qui s'agite
le tumulte suraigu
alors fuite du jour
aux antipodes de ces pylones
lénifiants par beau temps
j'ai dû perdre le fil
dans cette impression de noeuds
un jour par hasard
dès le début
C7 NOV82 tous droits réservés les P2j
LA CONFESSION
De par les fonds marins
je me rince à grande eau
des lianes et tout ce qui suit
envenimée dans ma chair
avant de rejoindre le carbet
combien de fois n'ai je passé la porte
ramenant toujours la même chose
je lache l'éponge
et m'interroge à terre
il est bien sale
l'être à la fin proche
le générique s'indigne
d'un chiotte encore roule roule
depuis un nuage plagié
aux abords du soleil d'alcool
je lâche l'éponge
et m'interroge à terre
maintenant
d'une porte lumineuse
c'est indéniable as de pique
du dessus des bas fonds de la ville
le joueur me tend les cartes ,
encore une fois
je prends
je lache les l'éponge
et m'interroge à terre
le joueur me tend les cartes
C19 AOUT 83 tous droits réservés les P2j
je me rince à grande eau
des lianes et tout ce qui suit
envenimée dans ma chair
avant de rejoindre le carbet
combien de fois n'ai je passé la porte
ramenant toujours la même chose
je lache l'éponge
et m'interroge à terre
il est bien sale
l'être à la fin proche
le générique s'indigne
d'un chiotte encore roule roule
depuis un nuage plagié
aux abords du soleil d'alcool
je lâche l'éponge
et m'interroge à terre
maintenant
d'une porte lumineuse
c'est indéniable as de pique
du dessus des bas fonds de la ville
le joueur me tend les cartes ,
encore une fois
je prends
je lache les l'éponge
et m'interroge à terre
le joueur me tend les cartes
C19 AOUT 83 tous droits réservés les P2j
ARROGANCE D UNE JOURNEE FADE
Sur la table un verre
qui limitait son regard,
regard vert qui pianote
la salle aux lampes basses
le cou vulnérable
elle patiente sans rien dire
l'habit bleu m'est resté et
ses doigts cloutés de bagues
arrogance de cet amour
qui embrasse mes mains
sur cette journée fade
arrogance arrogance
A nouveau j'attends à la même table
ma belle image
habillée de bleu
en incendie de mes années
fades
arrogance de cet amour
qui embrasse mes mains
sur cette journée fade
arrogance arrogance
C17 AOUT83 tous droits réservés les P2j
qui limitait son regard,
regard vert qui pianote
la salle aux lampes basses
le cou vulnérable
elle patiente sans rien dire
l'habit bleu m'est resté et
ses doigts cloutés de bagues
arrogance de cet amour
qui embrasse mes mains
sur cette journée fade
arrogance arrogance
A nouveau j'attends à la même table
ma belle image
habillée de bleu
en incendie de mes années
fades
arrogance de cet amour
qui embrasse mes mains
sur cette journée fade
arrogance arrogance
C17 AOUT83 tous droits réservés les P2j
RENOUVEAU MATINAL
Respirer l'odeur
d'un matin radieux
en zone pleine brumeuse
au nord est des belles avenues
assoiffées de couleurs
Tranquilles.
oui mais ....le temps de descendre
il faut déjà changer d'idée
respirer l'odeur ....
C15 Juillet 83 tous droits réservés les P2j
d'un matin radieux
en zone pleine brumeuse
au nord est des belles avenues
assoiffées de couleurs
Tranquilles.
oui mais ....le temps de descendre
il faut déjà changer d'idée
respirer l'odeur ....
C15 Juillet 83 tous droits réservés les P2j
HYMNE ZOULOU
la fraîche peinture
l'impact d'une balle
au fin fond de l'afrique
la vue d'un rêve à l'approche
des saisons
nulle autre journée pareille
attardons nous sur ces
mortelles blessures
du fin fond
d'un reste d'afrique
Chiens de marais
dans vos rands le dard
trop long à dire
mais sois tranquille .
C14 JUIN83 tous droits réservés les P2j
l'impact d'une balle
au fin fond de l'afrique
la vue d'un rêve à l'approche
des saisons
nulle autre journée pareille
attardons nous sur ces
mortelles blessures
du fin fond
d'un reste d'afrique
Chiens de marais
dans vos rands le dard
trop long à dire
mais sois tranquille .
C14 JUIN83 tous droits réservés les P2j
FRISSON
Parfois entre les placards de mon crâne
s'acharnent des brisures glacées
j'oserai lui presser ce message : chante
chante moi ta peine ce lied en incruste
je saurai le conter
et lui fournir une scène
la circulation intense
dedans
dedans
Eclair sur les bords d'une table
au coeur d'un bordel véloce
je déchire mes restes éventrés
partez à la suite du vent
(et que le temps vous interroge)
la circulation intense
dedans
dedans
je rigole au son de quelques vitres
mai cette demeure lutte lutte en mes veines
juste un frisson
point d'interrogation,
ce sera quand même la fin de quelquechose.
C26 OCT83 tous droits réservés les P2j
s'acharnent des brisures glacées
j'oserai lui presser ce message : chante
chante moi ta peine ce lied en incruste
je saurai le conter
et lui fournir une scène
la circulation intense
dedans
dedans
Eclair sur les bords d'une table
au coeur d'un bordel véloce
je déchire mes restes éventrés
partez à la suite du vent
(et que le temps vous interroge)
la circulation intense
dedans
dedans
je rigole au son de quelques vitres
mai cette demeure lutte lutte en mes veines
juste un frisson
point d'interrogation,
ce sera quand même la fin de quelquechose.
C26 OCT83 tous droits réservés les P2j
ECLATS d'un frère
Taquin mais si fragile
aux flèches infantiles
il ma manquera
éloigné de l'enfance
parfois ses sourires
m'apparaissent plein de griffes
sur ma peau
vague.
enfin il m'empêche
à l'instant de rouler
en lieu clos
mon rôle n'est qu'épaule
bien silencieuse (MALHEUR)
ma longue patience y est
pour beaucoup
Ira t-il au rang
sans aucune mémoire
sans rappel des pages chargées
de l'épaule lente
de patience .
C25 OCT 83 tous droits réservés lesP2j
aux flèches infantiles
il ma manquera
éloigné de l'enfance
parfois ses sourires
m'apparaissent plein de griffes
sur ma peau
vague.
enfin il m'empêche
à l'instant de rouler
en lieu clos
mon rôle n'est qu'épaule
bien silencieuse (MALHEUR)
ma longue patience y est
pour beaucoup
Ira t-il au rang
sans aucune mémoire
sans rappel des pages chargées
de l'épaule lente
de patience .
C25 OCT 83 tous droits réservés lesP2j
D'UN CIEL
....Je suis un de ces rêveurs
san trêve ni rivet
qui banalement d'enrhume
en ces fonds d'automne
à la chaleur économe
en haut coulée de tropiques
et de reflets......
C24 OCT.83 tous droits réservés les P2j
san trêve ni rivet
qui banalement d'enrhume
en ces fonds d'automne
à la chaleur économe
en haut coulée de tropiques
et de reflets......
C24 OCT.83 tous droits réservés les P2j
A VENIR
ce rêve ce rêve
ce rêve irreversible
de cette europe régressive
noyée par la fuite
en rupture de cycle
en face d'elle même
sur les hauteurs de symboles
relayés par la nature
violente à nouveau
battue par cette afrique
et ses nouveaux prédateurs
Avec un pas trop nègre
j'irai me fixer vers le sud
auprès des mains vides
lacher une poignée de sous
la haine de ces vieux os
de ces poitrines flasques
ces yeux égoistes à pattes longues,
un dernier verre et
bonne chance à vous
avant le départ sous équateur
ce rêve ce rêve,
rongé par ce rêve...
C23 oct 1983 tous droits réservés le P2j
ce rêve irreversible
de cette europe régressive
noyée par la fuite
en rupture de cycle
en face d'elle même
sur les hauteurs de symboles
relayés par la nature
violente à nouveau
battue par cette afrique
et ses nouveaux prédateurs
Avec un pas trop nègre
j'irai me fixer vers le sud
auprès des mains vides
lacher une poignée de sous
la haine de ces vieux os
de ces poitrines flasques
ces yeux égoistes à pattes longues,
un dernier verre et
bonne chance à vous
avant le départ sous équateur
ce rêve ce rêve,
rongé par ce rêve...
C23 oct 1983 tous droits réservés le P2j
l'ETRE ANONYME
Je m'affale sur la moquette
sol plus doux qu'ailleurs
et regarde autour
ma vue se trouble dans les paquerettes
les choses tournent tournent
à chaque fois
et me malmènent
de la tête aux pieds
aux coins des angles
je me perds
et s'enfonce la pointe
telle la cavalerie légère
me taquinant la tête
Mal à la tête (x2) Refrain
rejet du corps
un amer déluge
l'éclat me malmène
de la tête aux pieds
personne n'en sort
étranges images
dans ce crâne ébrêché
sur la table un couteau
habile pour les fins
de l'inconnu à lui même
et tourne tourne ce délire
tourne seul
sans jamais m'entendre
Refrain (x2)
la défonce me malmène
de la tête aux pieds
faut il résister,
si mal à la tête
l'envie de déchirer
cette fougue alerte
je regarde autour
les choses tournent tournent
dans le dur des nuages
sur un parcours inutile,
personne n'en vient .
Refrain (x4)
Le miroir est si rouge
il ne répond pas
l'épais miroir
qui ne change pas .
C1.1981 tous droits réservés les Productions de joséphine lesP2j
sol plus doux qu'ailleurs
et regarde autour
ma vue se trouble dans les paquerettes
les choses tournent tournent
à chaque fois
et me malmènent
de la tête aux pieds
aux coins des angles
je me perds
et s'enfonce la pointe
telle la cavalerie légère
me taquinant la tête
Mal à la tête (x2) Refrain
rejet du corps
un amer déluge
l'éclat me malmène
de la tête aux pieds
personne n'en sort
étranges images
dans ce crâne ébrêché
sur la table un couteau
habile pour les fins
de l'inconnu à lui même
et tourne tourne ce délire
tourne seul
sans jamais m'entendre
Refrain (x2)
la défonce me malmène
de la tête aux pieds
faut il résister,
si mal à la tête
l'envie de déchirer
cette fougue alerte
je regarde autour
les choses tournent tournent
dans le dur des nuages
sur un parcours inutile,
personne n'en vient .
Refrain (x4)
Le miroir est si rouge
il ne répond pas
l'épais miroir
qui ne change pas .
C1.1981 tous droits réservés les Productions de joséphine lesP2j
FIGURE LEGERE
La nuit délaisse
sa gaine sur le boulevard
près du phare sensations
la bousculade unanime
et le jeu de jambes
après les claques du soleil,
l'exquis du maillot.
pas pour moi
pas pour moi tout ça,
sous mon masque
La nuit délaisse
sa gaine sur le boulevard
près du phare sensations
la bousculade unanime
et le jeu de jambes
après les claques du soleil,
l'exquis du maillot .
C6 1982 .tous droits réservés les Productions de joséphine
sa gaine sur le boulevard
près du phare sensations
la bousculade unanime
et le jeu de jambes
après les claques du soleil,
l'exquis du maillot.
pas pour moi
pas pour moi tout ça,
sous mon masque
La nuit délaisse
sa gaine sur le boulevard
près du phare sensations
la bousculade unanime
et le jeu de jambes
après les claques du soleil,
l'exquis du maillot .
C6 1982 .tous droits réservés les Productions de joséphine
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