Près du lit de la chambre jaune
un cafard vert de bosses
écrasé d'une mort chagrine
Dans sa bouche encore vigile
un doigt de femme
les ongles blousonnés de cuir
un doigt long et fin
présenté avec style
depuis le début de ce mois
Il est là il s'amuse
il rigole
la chemise larguée de lessive
un pantalon très large
d'ombres sur une chaise
des haillons aux épaules bâtissent
l'ambiance tirée vers le gris
les cheveux sales
sales d'enseignes des temps glorieux
au cout très lourd
Dans les murs sur le papier
dents longues rapaces de grand ciel
minces fissures y cohabitent
jusqu'à déborder les tiroirs en cascades
C'est fini
bientôt le départ
les heures s'étendent
entre le rêve et ce cortège
Au fond on y trouve
des lauriers emballés
une grosse hirondelle
pendue à une corde de guitare
sulfureuse
Des vers d'un goût de plâtre
la fréquentent à doses minimes
Plus aucun meuble ne retient le plafond
il s'en va rejoindre le frère au sous-sol
Des requins cloutés rongent rongent
les portes encore lisses
En attendant l'indigeste
les souliers font la lecture
au cireur mal botté
les chiottes fonctionnent
d'un son et un seul
C'est fini
approche le départ
les minutes s'étendent
entre le rêve et ce cortège
Sur son couvercle
cul gentillement posé
se retrouve la bouteille sans étiquette
perdue un jour furtif
dans une ville mobile
Elle traine par-çi par là
A la fenêtre en face dinent les convives,
du boeuf du riz d eau
la veste morose en vain
C'est vraiment la fête,
elle n'arrêtera jamais
C'est fini
arrive le départ
les secondes s'étendent
entre le rêve et ce cortège
Et pourtant le maître claque
Il dit bonsoir les convives
la situation me laisse froid
mais elle s'éclaire d'un seul coup
en modeste équilibre
voici mes écrits ma dernière lettre
le reste suivra
Quel est ce mort qui gratte à ma porte
Je n'y pensais pas
Il y a donc urgence vite
Une cravate une chemise noire
des chaussettes gloutonnes
une monstre en forme un bidet
un hippopotame et vlan
tout se mélange
C'est fini
qui frappe à ma porte
à ce mauvais joueur
je réponds Absent
De suite je lance un appel
à la mort au tarif cortège
voilé de pluie fine
très fine avec des hublots
Qu'elle entame mes habits les meilleurs
qu'elle me suive au troisième ciel
après je ne répondrais de rien
Mais surtout qu'elle me donne
une grande suite quelque chose
Et il tombe de son siège
je ne prendrai qu'un coup de fil
le toit de l'univers
la folie de la mère
du père le dégoût
les cent ans de l'arbre
de terre l'ombre
A mon nom une boîte opaque tombe,
servez-vous !
Cortège je vous suis.
C42 NOV.83 tous droits réservés les P2j
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire