La nuit dégoulinante
sur le front dépareillé
d'étranges lumières
à cette heure où la lune lasse d'attendre
la profondeur de l'éventail de sel
une ombre furtive
quelques pas sous vide Lannion
se propulse dans la source de velours
blafarde
un sommeil comparable
au doux lever de jambes
et je referme la porte
tout doucement
perdu
moins une bise
mais lannion s'endort
et me délaisse
sur une feuille marquée
de quelques coups de griffes
la lèvre mouillée
d'une touche de gaëlle
partie s'évanouir
dans ses heures
et je referme la porte
tout doucement
perdu
moins une bise
Lannion s'engouffre dans les coussins
à l'ombre de breiz.
C 61 SEPTEMBRE84 tous droits réservés les P2j
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire