LES SIGNES DEVENUS

avec mes feuilles lourdes
dans mes sacs pratiques
le sinistre en couleur
d'un trop plein
la démarche sale
qui égrène la ville
les bras rongés de livres
en escrime d'un bic

brillent encore mes yeux brillent ,
si mes sacs si....

ne me regarde pas frère soeur
j'ai crû bien faire
mes cheveux ne peuvent rien dire
sur le trajet solitaire
un banc l'endroit sec
d'un point à l'autre
le sinistre de la bouche
qui ne rigole même plus

brillent encore mes yeux brillent
si mes sacs si.....

la fontaine impec sur un banc
le coeur fermé
accélère mon chant dégringole
un flot de plans d'idées
à défaire peu de temps
très peu avant la nuit
pour que cela recommence,
demain

ne demande rien frère ,
tout tient dans mes sacs
usés par la marche
qui n'a jamais sû trouver un sens
j'ai tant de chose à faire
et encore plus à défaire
pour ....
monsieur ....que dire ?
mes sacs ne parlent jamais pour moi

brillent encore mes yeux brillent,
si mes sacs si....

soeur
n'éloigne pas ce que tu possèdes
je n'ai jamais su leur parler ,
parle voir d'un bain d'une caresse
pour ma peau hostile devenue
le dos pulvérise
mes bras qui l'accompagnent ,
restent encore mes yeux
ils parlent

brillent encore mes yeux brillent ,
si mes sacs si ....

un intérieur de peste
le noyau de tête qui ne donne
rien
dépose moi frère sur la côte
nourrie moi cette niche en incruste
mais apprends que
je ne suis jamais tombé
même pour sur une soupe à l'arrière
mange la racine mange
pour suivre la maigre route

brillent encore mes yeux brillent ,
si mes sacs si...

le poids de ....

la maigre route en boucle
les bras si chargés
mais
sans filet la fatigue sans
(laisse moi te montrer un beau cahier )
plus d'appui dans mes sacs
dans ces feuilles ces délicates
l'aisance d'une vie
juste des signes devenus
(sournois les signes )

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