marche incessante
la tête figée
comme hautaine
prise dans un carré
à travers la ville la rue
le quartier l'immeuble
la chambre le couloir
la porte
sans une halte
toujours debout
l'intérieur plongé
dans un rêve
à travers les époques
les mythes les odeurs
l'ordre le désordre
les gestes les formes
les sensations les modes
il continue à chercher
à se chercher
à travers les heures
qui s'enfilent
jusqu'au fond
de chaque année
de simple chiffre
grandit vieillit
un peu plus encore
sans rien avoir commencé
l'impuissance extrême,
on dirait que
tu es ailleurs
que fais-tu merde
demande ce cul balèze
mais il ne s'arrête pas
la bite molle
en état de fuite
sur la pente inférieure,
seulement un repos
dans un lit trop court
de quoi reprendre quelques forces
et faire le point
dans son noeud d'obsessions
largué déjà vieux
le corps trop grand
dans un paquet infantile
où plus rien ne circule
le visage devenu masque
en perte de larmes
et de rires ,
il n'a jamais su parler
l'oxygène rare
(la carcasse bloque)
et donc continu dans une chambre
entre quatre murs
de plus en plus sales
le ventre lourd avec
une forte envie de vomir
tout droit vers une mort certaine
à moins qu'une porte s'ouvre
A vouloir fuir le son
tu deviens son(con) toi-même
spectre de l'harmonie
fumée de cris et de plaintes
(tu viens pour nous dire)
le long de tes nuits obscures
la parole infinie
sans lèvre et sans haleine
alors ?
-l'angoisse monte-
n'est il
n'est il pas trop tard
pour amoindrir la tension
cette souffrance vieille
depuis toujours
à l'extrême dans chaque membre
partis depuis longtemps
en vacances disloquées
liquides ou dures,
personne ne s'en mêle
trop tard pour qu'un mot émerge
alors alors
il sert les épaules
révise son masque
bouge dedans
pris dans ses fils
et s'éloigne de l'eau
la poche vide
sauf quelques feuilles
qu'Elle ne lira pas,
toujours debout
à travers les siècles
les espoirs les heureux jours
jamais à la bonne table
trop vite tout cela trop vite
trop tard,
bouscule écrase
la vie insatiable
perd son âge
sa base
ses repères
en grains minuscules
une parole fragile
voyage vers
chaque instant qui me rappelle
ma mère
- moyen de faire autrement ?
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