La voiture roule roule
sur la route bien enlevée
et mon train s'en va s'emballe
vers l'est,
la porte qui claque
ce siège qui t'accueille
ton père au volant
qui ne jette même plus
son regard tendre
la route sage
la route à prévoir
déjà
et moi qui me scelle sur le rail
vers le grand retour
déchiré partout
j'appelle j'en appelle
à tout à rien
gaëlle gaëlle
cela facilite t-il l'amour ?
et ces restants de larmes
sur mon ciel sali
au son d'une trace certaine
nous étions cette vague
qui croit !!!
l'illusion aussi grosse
que la bêtise qui écorche
toutes ces minutes qui t'éloignent
ces rails qui m'oublient
atteinte d'une passion
dispense toi d'en rire
j'appelle j'en rappelle
à tout à rien
gaëlle gaëlle
cela facilite-t-il l'amour ?
j'avais voulu croire
préserver ces lettres
ces petits mots ces (petits ) cris
cette chaloupe de notes
ces larmes chaudes,
il ne me reste plus que
la page blanche pour le dire
et l'encre paresseuse
qui ne tiendra pas l'été
(j'avais crû des choses
elles ne devraient pas tomber )
je pense à un lendemain
quelque chose comme
une main dans ta main
sur une ligne blanche
avec un long voile
un long voile coloré
du genre du genre
j'appelle j'en appelle
à tout à rien
gaëlle gaëlle
cela facilite-t-il l'amour ?
je tombe à la reverse des vrais mondes
serrer serrer quelque chose
l'écho de ta voix
le plein écho de ta voix
sur un pont
quel est donc ce phare qui s'éloigne ?
gaëlle gaëlle
cela facilite-t -il l'amour ?
quelque chose du mien
mais je sais que tu vois
C 30 OCT83 tous droits réservés les P2j
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