DERRIERE LA VITRE

le temps s'infiltre un doute
les rapides courent
les lunettes noires
sur le nez intrépide dans le passé
sous les nichons des femmes
près de leurs jambes à fuseau strict
l'épilation toute fraîche
aujourd'hui les bas noirs
la dernière clope dans le bec
et que tombent les cendres
près du café chaud tendres croissants
l'attente
le tango des fumées
sur une bande corto maltese
mister no
c'est ce qu'elles me disent
tu m'offres quoi dans ton sac
un lipstick pour dessert
une baffe au sel et poivre
derrière la vitre les hautes couleurs
sur une chaise en osier
j'éternue
à une heure petite
d'un lever méconnaissable
au son d'une radio pop
une cure pour la joie le surplus
le maillot de corps du raideur
les fibres turbulentes
celles que l'on ne voit pas
le teint verdâtre la moisissure
la hantise du bouc
rien à sauver

alors je reprends un verre de rhum
et invite volontier l'ami(e)
parti trop tôt pour rome
mais ne s'est pas encore assis.

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