Il est bien sale
l'être malade à la fin proche
ses yeux fixes et mécaniques
narguent les fous encore debouts
ce buste plein de dégout
est terreur depuis longtemps
mais pire que ses yeux roux
c'est en face de ses dents
même mon miroir se trompe
il sort de ma bouche
des mots comme vous
de ma fenêtre illuminée
par un millier de bougies
assorti d'un rictus
je me touche le visage
de mes mains cernées de griffes
les rats prennent peur
ne parlons même pas du corbeau
celui qui arrache ses fleurs
même mon miroir se trompe
il sort de ma bouche
des mots comme vous
sur le lit impavide
à cent pas du miroir je meurs
prenez quand même les meubles
au prix de multiples rides
adieu et à tout à l'heure
je vous attendrai sans pâleur
mon visage devenu propre,
là haut
même mon miroir se trompe
il sort de ma bouche
des mots comme vous
C 10 MARS 83 tous droits réservés les P2j
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