RENAISSANCE

Et je m'étire de bout oxygéné
longuement
le regard tourné vers la foule
muet aux sons des ruines
de corps stridents

monter
l'accoutumance des collines

étaler mon pouls
se gonfler le torse
barricader mon sang
lui enlever l'odeur suspect
au creux du front : j'aime
réduire en cendres ridicules
ses contraires
n'ai pas tout fait pour réussir
préserver la flamme fixée
au lit de ma chair hésitante (encore)
l'obstacle à pointes
avec ma trace pour cible

monter
l'accoutumance des collines

je peux retomber toujours
dans mon propre silence,
alors drapeau .


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